Un simple copier-coller
Et le tour est joué
Les mots comme par magie
Grâce à la fée souris
Terminent dans l'escarcelle
De ces voleurs virtuels.
Ils se targuent d'aimer l'écriture
Mais ils lui font injure
En pillant ici et là
Des textes qui ne leur appartiennent pas
Faisant fi du respect
Qu'aux auteurs originaux, ils devraient montrer.
Lassée par tant de malhonnêteté
A une bêtise certaine associée
En ce jour, je déclare
Haut et fort sans autre égard
Que dorénavant, il leur faudra assumer
Leurs vols qualifiés.
La compréhension n'est plus de mise
Aucune excuse n'est permise
Car à chaque acte sa conséquence
Mieux vaut donc qu'ils y pensent
La prochaine fois où ils seront tentés
A la facilité de céder.
Nous sommes tous conscients qu'utiliser internet pour faire découvrir ses créations comporte des risques comme celui que des personnes peu scrupuleuses se les approprient sans
vergogne en se faisant passer pour les créateurs originaux.
J'en ai fait la désagréable expérience à maintes reprises ces derniers temps et c'est pourquoi, j'ai décidé qu'il était hors de question pour moi de laisser faire comme s'il s'agissait ici
d'une simple fatalité. Puisqu'il existe des moyens légaux pour lutter contre cela, je m'en saisis.
Nul égo surdimensionné d'auteur en herbe dans cette démarche mais simplement la volonté que soit respecté mon travail d'écriture et l'envie qu'un minimum de courtoisie règne sur le net.
Je n'ai jamais refusé à quiconque que soit utilisé l'un de mes textes pour peu que l'on m'en demande l'autorisation au préalable ou que l'on prenne la peine de rappeler que j'en étais
l'auteur original. Certains n'ont pas jugé utile de le faire et se sont vus fermer leurs blogs à ma demande par leurs hébergeurs.
Je trouve désolant d'en arriver à cette extrêmité mais comme dit le proverbe "On récolte toujours ce que l'on sème" ...
Par Constance
3
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Pendant combien d'années
Ne nous a-t'on sermonné
"Ecoutez bien, vous les européens
Prenez modèle sur les américains
C'est l'oncle Sam qui vous le dit
Si fier de la puissance de son beau pays."
Mais par les temps qui courent
L'arrogance de ce discours
Serait presque risible
Si les conséquences n'étaient aussi terribles.
Des millions de personnes expulsées
Ne parvenenant pas à rembourser
Le projet de toute une vie
S'achevant sur une saisie.
L'effondrement du marché immobilier
Par la faute de ces banquiers
Prêts à vendre leur âme au diable
A un bon taux négociable.
La mécanique enclenchée
Rien ne semble pouvoir endiguer
La faillite d'un système
Récoltant ce qu'il sème.
Golden-boys ou simples employés
A la même enseigne sont logés
Par ici la sortie
Et se passeront de préavis.
Le rêve américain a du plomb dans l'aile
L'oncle Sam n'a pas su protéger ses fidèles
Comme il fait bon finalement
N'être qu'un simple habitant
Du bon vieux continent.
Par Constance
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Partout l'on entend le même refrain : la perte du pouvoir d'achat. Les temps sont durs, les restrictions sont de rigueur car tout augmente sauf les salaires. Nous sommes prévenus, la situation ne
va pas s'améliorer, les prévisions des économistes sont pour le moins pessimistes. Il va falloir s'adapter et faire preuve d'imagination pour survivre dans des conditions à peu près décentes.
Plus facile à dire qu'à faire pour beaucoup d'entre nous mais pour d'autres, au contraire, cela se révèle un excellent filon pour maintenir à flot le business.
C'est ici que réside la perversité de notre système car faire des économies est devenu un argument de vente. Impossible d'échapper aux slogans racoleurs de toutes les enseignes de grande
distribution qui nous offrent une surenchère assez hallucinante dans ce domaine. Il en est de même pour pour toutes ces émissions de télévision qui fleurissent un peu partout et qui sont censées
nous permettre avec toutes leurs petites astuces nous faciliter la vie et nous permettre de boucler nos fins de mois autrement que dans la douleur.
Devoir se serrer la ceinture n'est pas très agréable mais devoir le faire en étant pris en plus pour une andouille l'est encore moins. Il ne faut pas se leurrer, personne en ce bas monde n'est
philanthrope et chacun cherche à tirer son épingle du jeu en s'adaptant du mieux qu'il peut. La grande distribution joue sur la corde sensible mais ce n'est pas pour nos beaux yeux, son but reste
le même : maintenir ses profits. Idem pour la télévision qui en surfant sur la vague de ces magazines de consommation a pour unique objectif de garder ses annonceurs donc de s'assurer de
confortables rentrées d'argent.
Bien sûr, je ne peux rien changer à cette réalité, ces quelques mots n'ont aucun poids face à l'économie de marché mais qu'importe, il me reste au moins cette liberté de protester. Liberté non
négligeable car par les temps qui courent, c'est l'une des rares choses qui ait encore le mérite d'être totalement gratuite ! Quel luxe !
Par Constance
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Quarante ans plus tôt
Ce mois de mai s'est fait l'écho
D'une jeunesse contestataire
Fruit d'un mouvement unitaire
Venant bouleverser l'ordre bien établi
D'une société à demi endormie.
Des évènements rentrés dans l'histoire
Gravés dans toutes les mémoires
Un pays dans son entier paralysé
Personne n'aurait pu imaginer
Paris ressemblant à un champ de bataille
Les ouvriers cessant le travail.
Qu'est-il aujourd'hui advenu de tous ces étudiants ?
Sont-ils rentrés dans le rang ?
Leur fougue s'est-elle fanée au cours de ces années ?
Ou bien ont-ils su malgré tout résister
A la tentation de devenir avec le temps
Des citoyens bien trop obéissants ?
A l'heure où cette jeunesse révoltée
A bientôt l'âge d'être retraitée
Leurs vingt ans à jamais immortalisés
Sont pour l'éternité associés
A ce fameux mois de mai
Où tout a basculé.
Par Constance
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Ils ont tout tenté
Pour me museler
Les menaces, les intimidations
Les pires humiliations.
Ils voulaient me faire taire
Capituler face à l'adversaire
Renier ma liberté de contradiction
Mon droit à la contestation.
Ils m'ont jeté en prison
Pour haute trahison
Car mes mots sur le papier
Etaient pour eux un danger.
Comme si du fond de mon cachot
Emprisonné par ces barreaux
Je finirais par accepter
De me laisser manipuler.
Ma carte de presse réduite en cendres
Ne m'empêchera pas de défendre
L'idéal auquel je crois
Ma raison de vivre, ma foi.
Si le prix à payer pour informer
Sans censure ni partialité
Est d'y perdre la vie
Sans regrets, je me sacrifie.
Selon Reporters sans frontières, il y a à ce jour, 129 journalistes emprisonnés dans le monde pour avoir tout simplement fait leur métier.
Par Constance
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Isabelle Laville (17 ans), Fabienne Leroy (20 ans), Jeanne-Marie Desramault (22 ans), Elisabeth Brichet (12 ans), Natacha Danais (13 ans), Farida Hamiche, Céline Saison (18 ans), Manyana Thumpong
(13 ans).
Ces noms ne vous évoquent peut-être rien mais ces huit jeunes filles ont en commun le terrible destin d'avoir croisé la route de Michel Fourniret.
Le procès de cet assassin présumé s'est ouvert la semaine dernière à la cour d'assises des Ardennes et bénéficie d'une couverture médiatique sans précédent. Partout dans la presse, le parcours
criminel de Fourniret est analysé, disséqué et une sorte de fascination morbide rôde autour de cette affaire. La personnalité de cet homme éveille la curiosité des esprits, une foule d'anonymes se
presse pour assister aux audiences de celui que l'on surnomme déjà le "plus grand tueur en série français".
Le déferlement des medias a ceci de dérangeant qu'il fait la part belle au "sensationnel" de l'histoire en romançant à outrance la rencontre épistolaire de Fourniret avec Monique Olivier qui
deviendra par la suite sa femme et qui jouera le rôle de rabatteuse auprès de ses futures proies. La scénarisation de ce fameux pacte diabolique parvient presque à reléguer au second
plan l'horreur des actes commis et la souffrance des familles des victimes qui ont vécu le pire cauchemar qui soit avec les viols et les meurtres de leurs filles.
Nul doute qu'une fois le procès terminé, certains jugeront utiles de tourner un film ou un téléfilm pour raconter cette sordide affaire car l'horreur fait vendre, c'est une certitude, mais qui
réussira à justifier qu'un homme tel que Fourniret ait pu aller au bout de sa folie sans n'être jamais inquiété par la police pendant près de vingt ans ?
Isabelle, Fabienne, Jeanne-Marie, Elisabeth, Natacha, Farida, Céline, Manyana et peut-être d'autres que l'on ignore encore sont mortes. Elles méritent au moins de ne pas tomber dans l'oubli.
Par Constance
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Post-scriptum