Mardi 30 octobre 2007
Elle n'a jamais pensé que cela pourrait lui arriver à elle. Elle, toujours prudente, vigilante. Mais ce soir-là, la rencontre a eu lieu. Mauvaise rencontre que celle-ci.

Quand il l'a abordée dans la rue, elle ne s'en est pas trop inquiétée. Elle s'est dit qu'elle réussirait à se débarrasser rapidement de lui, à le dissuader d'insister. Mais quand il s'est approché d'elle un peu plus près, elle a vu dans son regard une lueur étrange et c'est là qu'elle a compris qu'elle était en danger. 
Machinalement, elle a fouillé dans son sac pour saisir son portable. Appeler quelqu'un, n'importe qui qui pourrait venir la secourir mais l'homme ne lui en a pas laissé le temps. Il lui a arraché son sac des mains et a balancé son téléphone dans le caniveau.
Son coeur battait à la chamade, elle était prise au piège. Elle a regardé partout autour d'elle en espérant apercevoir un passant mais personne. Elle était seule avec cet homme dans cette rue déserte et sombre. Une voix dans sa tête lui ordonnait d'essayer de s'enfuir, de courir pour lui échapper mais ses jambes tremblaient, la soutenaient à peine. Elle a tenté de parlementer, de lui proposer qu'il prenne l'argent dans son portefeuille mais elle savait que ce n'était pas ce après quoi il en avait. Il ne lui a même pas répondu, il s'est contenté de sourire en la plaquant contre la façade d'un immeuble.

Elle a senti son souffle contre son visage, ses mains se poser sur elle. Elle aurait voulu hurler, appeler à l'aide mais sa gorge nouée était incapable d'émettre le moindre son. Tout son corps était tétanisé, paralysé par la peur. Dans sa tête, elle s'imaginait en train de se débattre pour se libérer du poids de cet homme qui l'oppressait mais dans la réalité, elle n'a rien pu empêcher. Une violente nausée s'est emparée d'elle, le visage de son agresseur est soudainement devenu flou, elle s'est évanouie.
Quand elle a repris conscience, elle était à demi nue dans un cage d'escalier. Elle a espéré une fraction de seconde qu'elle n'avait fait qu'un terrible cauchemar dont elle se réveillait enfin mais ses vêtements éparpillés autour d'elle attestaient du contraire. Elle n'avait pas rêvé, tout ça était bien arrivé.
Tant bien que mal, elle s'est relevée, s'est rhabillée. Elle était déboussolée, tremblante de froid. Tel un automate, elle est sortie de l'immeuble, chancelante. Elle s'est aperçue qu'il lui manquait une chaussure mais elle a continué à marcher. Il fallait qu'elle s'éloigne de cette rue où elle avait été agressée, c'était sa seule obsession sur le moment.

Lorsqu'elle a croisé ce vieux monsieur, elle s'est tout de suite sentie rassurée. Son calvaire prenait fin, elle était sauvée. Lui sur le coup l'a prise pour une poivrotte avec sa démarche désarticulée et sa tenue toute débraillée. Il a failli passer son chemin. Quand elle lui a dit, en s'effondrant devant lui, qu'il fallait qu'il appelle la police, là il a compris.  Il est resté auprès d'elle jusqu'à l'arrivée d'une patrouille. Il l'a rassurée comme il pouvait mais dans son for intérieur, il n'a cessé de penser que la nature humaine était capable des pires horreurs et qu'il ne comprendrait jamais comment un homme pouvait en arriver à commettre un tel acte de violence sur une femme.
Elle l'a écouté, s'est laissée bercée par ses paroles apaisantes, elle se sentait à présent en sécurité. Elle savait qu'il allait lui falloir par la suite raconter tout ce qui venait de se passer, relater chaque détail, revivre minute après minute ce qu'elle avait subi mais là, elle voulait juste fermer les yeux pour essayer de chasser une seconde de son esprit, l'image gravée à jamais de son violeur. 
Dans son malheur, elle a de la chance puisqu'il l'a laissée inconsciente mais en vie. Pourtant, bien plus que son corps, il lui a pris son âme car depuis ce jour-là, elle n'a plus jamais été la même.
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Lundi 29 octobre 2007
quotidien.jpg





La vie résumée en quelques clichés ...






(Sur une image de Jide)
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Dimanche 28 octobre 2007
Impossible de nier la réalité
A laquelle nous sommes confrontés
Notre planète est malade
On nous le crie à la cantonade
Nous demandant de faire des effortssauver-la-planete.jpg
Parce qu'il est possible encore
De la sauver du naufrage
D'arrêter son saccage.
Mais comment ne pas se sentir impuissants
Quand toujours, l'on entend
Que les puissants de ce monde
Malgré les menaces qui grondent
Refusent au nom de l'économie
De reconnaître que l'écologie
N'est pas qu'une utopie
Une simple lubie.
Les consciences commencent à s'éveiller
Mais quel temps perdu depuis toutes ces années
Quand au lieu d'agir, de réagir
Pour mieux s'unir
Droite et gauche s'opposaient
Se disputaient, tergiversaient
Pour savoir qui des deux camps
S'approprierait la question de l'environnement.
Des polémiques ridicules
Pour ces esprits minuscules
Car petit rappel en passant
Qui ne me semble pourtant pas si innocent
C'est que l'écologie n'appartient à aucun parti
Qu'elle correspond à une idéologie
A laquelle chacun peut adhérer
Quand c'est notre planète qu'il s'agit de sauver !
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Samedi 27 octobre 2007

A découvrir, le groupe grenoblois Staël dont le premier album "Le temps de dire ouf" vient de sortir. Ecoutez-les dans ce morceau live enregistré lors du Live a Gre en juin 2007.
Un univers à part dans le monde de la musique et rien que du plaisir pour les oreilles. Vous pouvez les retrouver sur
leur site.



 

Un petit mot pour Yann, le chanteur, en souvenir des répétitions dans la cave ... que de chemin parcouru ... et une pensée pour C... qui de là où il te voit, doit sacrément être fier de toi ...

par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 25 octobre 2007

De ce monde virtuel
Jaillit parfois l'étincelle
Quand sans trop savoir comment
Quelque chose se crée instantanément
Une rencontre improbable
Perdue au milieu de tous ces dials jetables

L'attention est attirée
La curiosité aiguiséeordinateur.jpg
Le plaisir d'échanger
Ne semble pas vouloir s'estomper
Apprendre peu à peu à se connaître
Découvrir qui l'Autre peut être

Pour une fois laisser faire le temps
Ne rien entreprendre précipitemment
Juste savourer ces moments
Partagés virtuellement
Au fil des mois qui passent
Sentir que l'on est dans l'impasse

Le monde réel et ses tracas
Finissent par prendre le pas
Sur les rêves chuchotés
Par écrans interposés
Se résigner à la fatalité
Que rien ne pourra se concrétiser

Mais un jour, tout s'accélère
Et de nouveau on espère
Une douce réalité
Vient alors se mêler
Malgré la timidité
Et un brin de nervosité

L'histoire pour de vrai peut enfin commencer ...

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Mercredi 24 octobre 2007

Savoir se contenter de peu
Pour se sentir heureux
Tel pourrait être l'idéal
Pour un appétit de la vie frugal
Mais dans les faits
Qui est réellement prêt
A accepter ce qu'il est
Sans ne rien davantage désirer ?

Nulle question ici de consommationen-verite.jpg
Mais plutôt d'aspiration
A se rapprocher au plus près
De certains espoirs sacralisés
Car sans être un éternel insatisfait
Il demeure difficile d'apprivoiser l'idée
Que l'on ne peut pas tout avoir
Que des rêves sont à laisser choir

Selon la personnalité
Différents domaines sont privilégiés
Certains optent pour le professionnel
Qui a leurs yeux représente l'essentiel
Une combativité exacerbée
Pour être toujours les meilleurs, les premiers
D'autres surinvestissement le personnel
Et revendiquent le droit à une vie de famille fusionnelle

Quoi qu'il en soit
Personne ne se fourvoie
A oser clamer
Sans sourciller
Que le minimum vital
Le plus infiniment banal
Suffit amplement
Pour se sentir comblé pleinement

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mardi 23 octobre 2007
http://histoiresdeconstance.free.fr/histoires/upload/automne_1.jpg







Instantané d'une saison
L'automne s'est installé pour de bon





(Sur une image de Jeune Homme)
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Lundi 22 octobre 2007
Ca y est, c'est décidé, on divorce. Enfin j'dis "on" mais en vrai, c'est papa et maman qui vont passer devant le juge pour se séparer. J'étais sûr que ça allait arriver parce que ça fait un moment qu'ils ne s'entendaient plus tous les deux et que ça criait fort à la maison. Je les entendais de ma chambre le soir quand j'étais censé dormir et j'avais beau me boucher les oreilles, ça marchait pas, je les entendais quand même hurler.
Un jour, j'en ai parlé à mes copains à l'école et ils m'ont tous fait la même réponse "ben cool, toi aussi tu vas être divorcé maintenant". Faut dire que dans ma bande, y en a pas beaucoup qui vivent avec leurs deux parents et ils ont l'air de trouver ça vachement bien mais moi, va falloir que je me fasse à l'idée.

C'qui m'embête le plus, c'est que j'ai pas envie de ressembler à un escargot qui trimballe sa maison avec lui partout où il va mais d'après ce que j'ai compris, ça va être un peu ça. Papa veut m'avoir une semaine sur deux parce qu'il dit qu'il ne veut pas rester quinze jours sans me voir mais maman est pas d'accord. Elle lui a balancé qu'il avait qu'à y réfléchir avant de s'envoyer en l'air avec sa pétasse. C'est comme ça que j'ai compris qu'il avait une nouvelle chérie et forcément, ça plait pas du tout à ma mère. Elle, elle fait que pleurer, c'est pas drôle. J'sais pas quoi lui dire pour la consoler. Quand j'essaie en lui expliquant qu'elle aussi, elle pourrait se trouver un amoureux, elle pleure encore plus fort alors du coup, j'ose plus lui parler.

J'comprends pas pourquoi ils ne me demandent pas mon avis. C'est vrai quoi, ils sont là à se chamailler mais ils oublient que ma vie à moi aussi elle est toute chamboulée. Des fois, j'me dis qu'ils se bagarrent soi-disant parce qu'ils veulent m'avoir tous les deux mais on dirait qu'il parle d'un meuble. Sauf que moi, j'ai une langue et s'ils voulaient bien m'écouter, j'en aurais des choses à leur dire. Mais là faut pas rêver, ils sont tellement occupés à s'envoyer des horreurs à la figure pour savoir qui est responsable de quoi, qu'ils oublient que moi, ça m'amuse pas tout ça. C'est nul d'être grand et c'est moche. Si c'est pour devenir comme eux, j'veux rester à huit ans et c'est tout.

J'sais pas trop ce qui va se passer mais moi, j'veux pas avoir à choisir entre papa et maman parce que j'les aime tous les deux aussi fort. S'ils ont fait des bêtises, c'est pas d'ma faute alors j'vois pas pourquoi, il faut que ça me retombe sur le nez. Moi, quand j'fais quelque chose de mal, ils me punissent et ils me forcent à m'excuser. Ben là, c'est eux qui devraient le faire parce que c'est vraiment pas bien tout ce qu'ils font. Tu parles d'un exemple à suivre ! Mais bon, j'suis qu'un enfant alors j'ai pas le droit de taper le poing sur la table en leur hurlant : "Stop ça suffit ! Vous faîtes n'importe quoi ! Filez dans votr'chambre ! "

Ouais vraiment, c'est nul d'être grand mais c'est encore pire d'être un p'tit qui les regarde se comporter comme des enfants !
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 octobre 2007

mais-plus-tard.jpg


Journée à l'envers
Quand tout va de travers
Emotions sens dessus dessous
A vous rendre fou
Instants de tristesse
Larmes qui oppressent
Attendre l'accalmie
Espérer le répit
Pour que la colère disparaisse
Que l'espoir renaisse
Mais le tourment est là
Il ne s'éloigne pas
Peut-être que demain
S'en ira le chagrin




(Sur une image de Blowup)

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Samedi 20 octobre 2007

Le temps passe. Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface.

                                                (Jules Romains)

par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Préambule

Marque-page

Post-scriptum

Blog : Consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus