Jeudi 28 février 2008
Une parole, un sourire, un regard
Pour certains, le fruit du hasard
Pour d'autres, une question de destinéedouce_etreinte.jpg
Que cette rencontre inopinée
Un brin de méfiance
Mais toujours cette impatience
Qui prend le dessus
Malgré les sentiments confus
Faire taire les craintes
Et tenter l'étreinte
Prendre le risque de la désillusion
A l'issue de ces heures d'évasion
Lèvres offertes
Emotions de la découverte
Corps sous tension
Exacerbant les sensations
L'élan de passion apaisé
L'étreinte ne s'est pas relachée
Comme il aurait été dommage
De ne pas céder à l'effeuillage


(Sur une peinture de Gilbert Trinquier)
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Mardi 26 février 2008
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer


                                                           Amin Maalouf

par Constance publié dans : Pensée du jour...
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Dimanche 24 février 2008
Ils sont nommés poétiquement les marchands de sommeil mais derrière cette douce appellation se cache une réalité bien plus sordide. Celle de ces familles qui en raison de la crise du logement ne parviennent pas à trouver d'appartements décents et qui, pour ne pas coucher dehors, en arrivent à l'extrémité de devoir louer à des prix prohibitifs des caves, des boxs sans même une fenêtre ou l'eau courante et dans lesquels elles s'entassent comme elles peuvent.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, certains ont su tirer parti de cette situation dramatique et arrondissent chichement leurs fins de mois en louant en toute illégalité des sous-sols d'immeubles rongés par l'humidité et soumis à des conditions d'hygiène intolérables. Petit rappel de la situation : nous sommes en 2008, l'ère de la modernité, c'est bien cela ? Dans ce cas, comment  dans notre pays dit civilisé, est-il encore possible d'avoir à survivre dans des conditions dignes du moyen-âge ?

La vénalité a toujours été une constante chez certains individus, le phénomène n'est pas nouveau hélas mais ce qui rend ce scandale est encore plus inacceptable, c'est que les pouvoirs publics connaissent la situation mais restent inactifs. Ils compatissent, certes, à la détresse de ces personnes abusées par des loueurs peu scrupuleux mais proposent-ils pour autant des solutions de relogement ? Ce n'est pas à l'ordre du jour apparemment ...

J'avais la naïveté de penser que le droit à un logement décent était un droit fondamental, il n'en est rien visiblement et tandis que certains s'enrichissent, d'autres continuent à rêver que bientôt, ils auront enfin la possibilité de vivre dignement. Pendant ce temps, bon nombre des appartements des offices HLM des municipalités demeurent inoccupés. Tout cela fait partie d'une logique implacable qui m'échappe ... 

par Constance publié dans : Regard sur le monde
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Vendredi 22 février 2008
Il y a quelques jours, Michel par l'intermédiaire de son blog, m'a fait savoir qu'il m'avait tagguée. Au départ, le but de ce petit jeu est de dévoiler sept secrets à ses lecteurs. Ayant un esprit de contradiction particulièrement développé, j'ai décidé d'en modifier les règles et de le faire à ma manière sous la forme du questionnaire de Proust.
Si le coeur vous en dit, je vous invite à y partciper vous aussi. Je suis curieuse de lire vos réponses ...


Ma vertu préférée :
la candeur

Le principal trait de mon caractère : la franchise

La qualité que je préfère chez les hommes : la timidité

La qualité que je préfère chez les femmes : la perspicacité

Mon principal défaut : l'impatience

Ma principale qualité : l'honnêteté

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur franc-parler

Mon occupation préférée : écrire en écoutant de la musique

Mon rêve de bonheur : aimer à perpétuité

Quel serait mon plus grand malheur ? Cesser d'espérer

A part moi -même qui voudrais-je être ? La fée Clochette !

Où aimerais-je vivre ? N'importe où mais avec l'homme que j'aime

La couleur que je préfère : le bleu

La fleur que j'aime : le gerbera orange

L'oiseau que je préfère : le pic-vert

Mes auteurs favoris en prose :
Pennac, Nancy Huston, John Irving, etc, etc ...

Mes poètes préférés : Aragon, Verlaine, Baudelaire

Mes héros dans la fiction : le petit Benjamin de " Au bonheur des ogres ", Peter Pan

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Juliette B. de S.Medvedowsky, la Fée Clochette

Mes compositeurs préférés : Cabrel, Keith Jarett, Cali, Benabar et plein d'autres ...

Mes peintres préférés : les impressionnistes

Mes héros dans la vie réelle : mon Amoureux ( Il lui faut un sacré courage pour vivre avec moi ! )

Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : les femmes ( pas toujours facile d'en être une ! )

Mes héros dans l'histoire : aucun ( l'histoire est rarement glorieuse )

Ma nourriture et boisson préférée : Foie gras et Jurançon

Ce que je déteste par-dessus tout : les donneurs de leçons !

Le personnage historique que je n'aime pas : Hitler

Les faits historiques que je méprise le plus : les guerres de religion

Le fait militaire que j'estime le plus : aucune estime possible quand ce sont les armes qui parlent

La réforme que j'estime le plus : le droit à l'avortement

Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir chanter sans ruiner les oreilles de ceux qui m'entendent !

Comment j'aimerais mourir : terrassée par le plaisir

L'état présent de mon esprit : un joyeux méli-mélo comme d'habitude !

La faute qui m'inspire le plus d'indulgence :
le lapsus ( est toujours révélateur ! )

Ma devise : je sais que je ne sais pas, c'est déjà ça !
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Jeudi 21 février 2008

Que sont-ils aujourd'hui devenus
Nos rêves d'absolu ?
Ont-ils rendu l'âme ?
Eteinte est la flamme ?valise.jpg
Je te parle d'émotions
Tu me réponds placements et actions
Sur le bonheur simple d'avant

Tu ironises à présent
Ta folie des grandeurs
T'ont plongé dans la froideur
Tu ne sais plus t'émerveiller
Ne songeant plus qu'à capitaliser
Mais quand t'apercevras-tu
Que toutes tes plus-values
T'ont rendu insensible
Egoïste, irascible
J'ai aimé ce que tu étais
Mais ce personnage que tu as crée
Empli de respectabilité
Me donne la nausée
Je te laisse à tes ambitions
Tes bilans de production
Je reprends ma route
Avant la déroute
Car cette voie sur laquelle tu t'es engagé
Jamais je ne l'emprunterai

par Constance publié dans : Histoires de ...
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Mardi 19 février 2008
Résumé :

"Lignes de faille met en perspective quatre moments de l'existence de quatre membres d'une même famille, avec un même repère fixe la sixième année de chacun.undefined

Le roman débute en 2004 par Sol, petit garçon californien et fils de Randall. Sol est pris dans la violence de son pays en "guerre contre le terrorisme" et en pleine mutation technologique. 
Puis vient le tour de Randall qui en 1982 part avec sa famille s'installer en Israël pour les besoins des recherches de sa mère Sadie, juive pratiquante qui tente de tracer l'histoire de sa famille, et en particulier de sa propre mère Kristina, dite Erra. 
Suit l'histoire de Sadie qui à six ans, en 1962, vit avec ses grands parents à Toronto. Sadie ne rêve que d'une chose c'est que sa très jeune maman, Erra qui devient une chanteuse reconnue, vienne s'occuper d'elle et la délivrer de la langueur de sa vie.
Enfin le roman se termine par la sixième année de Kristina-Erra en 1944 dans une Allemagne battue et ravagée par la guerre et ses horreurs. Kristina vit dans une famille où les hommes sont au front et où de lourds secrets règnent." (Source : wikipedia)


Que dire de ce roman ? Simplement, que c'est l'un de mes grands coups de coeur. J'ai aimé l'originalité de Nancy Huston qui a choisi de raconter l'histoire d'une famille en remontant le temps sur quatre générations toujours par le biais du regard d'un enfant de six ans.
Quatre époques différentes parsemées d'évènements vrais qui ont marqué l'histoire. C'est à la fois un magnifique roman extrêmement bien écrit mais aussi le témoin de ces soixantes dernières années.
Qu'ajouter ? Il est à lire absolument !


par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
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Samedi 16 février 2008
Du haut de ses dix-sept ans ans, Sidonie voit la vie en grand. C'est une jeune fille pleine de rêves, gaie et enjouée. L'avenir ne lui fait pas peur, elle a confiance. Contrairement aux autres adolescentes, elle traverse cette période de son existence sans aucune turbulence. 

Un éternel sourire aux lèvres, Sidonie charme tous ceux qui l'approchent. Ses professeurs disent d'elle qu'elle est une élève modèle, travailleuse et motivée, douée pour la littérature et les langues. Et c'est vrai qu'elle est heureuse de se lever chaque matin pour aller en classe. Elle dont la soif d'apprendre semble inépuisable, se plonge avec délice dans la lecture des grands poètes. Elle aime Baudelaire, Rimbaud et se dit qu'un jour, peut-être, elle aussi marquera son temps par ses écrits. Pouquoi pas ? pense-t'elle souvent. Elle s'imagine poétesse ou diseuse de belles aventures. Elle croit en son étoile Sidonie, les bonnes fées qui se sont penchées sur elle à sa naissance se sont montrées généreuses avec elles jusque là et elle n'envisage pas un seul instant que cela pourrait changer. 

Elle a tout pour s'épanouir. elle a même depuis quelques mois trouvé celui qu'elle pense être l'homme de sa vie. Sidonie est fleur bleue, son coeur s'est enflammé pour ce garçon croisé un jour de pluie. Depuis, ils ne se quittent plus, ils s'aiment. C'est la première fois que cela lui arrive , elle n'avait encore jamais été amoureuse. Elle lui fait confiance au point d'avoir accepté de se donner à lui. Sidonie est devenue femme un soir d'hiver. Elle n'oubliera jamais ce moment.

A cet instant, elle en garde un souvenir merveilleux et ému mais ce qu'elle ignore encore, c'est que ce si joli rêve va bientôt se transformer en cauchemar car Sidonie est malade. Elle est contaminée. Ce tout premier rapport amoureux marquera le début de la longue bataille qu'elle devra mener contre le virus du sida. C'est de cette façon brutale qu'elle découvrira que faire confiance à dix-sept ans peut s'avérer dangereux car son beau prince charmant a omis de les protéger.

Devra-t'elle mourir d'avoir simplement voulu aimer ?
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Jeudi 14 février 2008

La Saint-Valentin,
Fête purement commerciale pour certains
Et force est d'admettre
Qu'il y a bien quelques doutes à émettresaint_valentin.gif
Sur ce que représente aujourd'hui
Ce 14 février pour Elle et Lui

Il n'y a encore pas si longtemps,
Célébrer ce moment
Etait simplement l'occasion de rappeler
Combien il est doux d'être aimé
Et chacun profitait de ce jour
Pour vanter les louanges de l'amour

Une autre époque, un autre temps
Révolus à présent
Car Valentins et Valentines sont certes toujours amoureux
Mais ils sont surtout désireux
D'exprimer la grandeur de leurs sentiments
A grand renfort de gadgets insignifiants

Se souvenir cependant
Que le cadeau le plus émouvant
Que les Amoureux puissent s'offrir
Est de continuer à se sourire
Et de sentir leurs coeurs palpiter
Simplement à se regarder


par Constance publié dans : Regard sur le monde
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Mardi 12 février 2008
On se marie par manque de jugement. On divorce par manque de patience. Et on se remarie par manque de mémoire.


                                                       André Roussin
par Constance publié dans : Pensée du jour...
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Lundi 11 février 2008

Dame la lune pleure
De voir ainsi la terre qui se meurt
Sa voisine la planète bleuela_lune.jpg
Est en train de disparaître peu à peu
Dame la lune se souvient du temps
Où les petits terriens la contemplaient en rêvant
Quand le ciel était encore pur
Et les étoiles avaient fière allure
Dame la lune comprend qu'il est trop tard
Cela la désempare
Mais elle assiste impuissante
A cette lente agonie murmurante
Bientôt, la terre ne sera plus
Car les hommes qui y ont vécu
N'ont pas su préserver ce trésor
L'ont sacrifié sans remords
Et dame la lune dans un sanglot
Tendrement projette un dernier halo
Sur la planète endormie
Avant de dire adieu à sa belle amie


(Sur une photo de Pedro Dias)

par Constance publié dans : Histoires de ...
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