Résumé :
"Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du 
7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de
mammouth.
Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."
"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons,
la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris
ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
Exceptionnellement, j'ai repris mot pour mot le résumé se trouvant au verso du livre car c'est lui qui au départ, m'a donné l'envie de me procurer cet ouvrage. Hélas, chose qui n'a dû m'arriver
qu'une ou deux fois dans ma longue, très longue vie de lectrice assidue, je ne suis pas allée jusqu'au bout de ma lecture.
Je l'avoue, j'ai fini par renoncer au bout d'une centaine de pages, découragée que j'ai été par le style ultra-pompeux de l'auteur et par la mollesse de l'histoire.
Ce livre a beau avoir remporté de nombreux prix dont celui des libraires en 2007, j'y suis restée irrémédiablement réfractaire.
Certains d'entre vous l'ont peut-être lu et si c'est le cas, je serais curieuse de savoir ce qu'ils en ont pensé. Quant à moi, je reste sur ma déception de n'avoir définitivement rien trouvé de
piquant à ce hérisson !
Le 17 janvier 1975, Simone Veil a obtenu la légalisation de l'avortement en France et trente-trois ans quasiment jour pour jour, des associations de familles catholiques continuent
à réclamer l'abrogation de cette loi.
A cette idée, mon sang n'a fait qu'un tour car je n'oublie pas le combat que les femmes ont dû mener pour parvenir à arriver à ce que l'avortement ne soit plus considéré comme un délit. Bien
au-delà d'être pour ou contre l'IVG, il s'agit avant tout de liberté ... liberté de pouvoir choisir ou non de mener à terme une grossesse, liberté de bénéficier du droit que cela se fasse dans
une structure adequate et non pas sur un coin de table de cuisine comme à l'époque des faiseuses d'anges.
Je me suis interrogée sur les motivations qui pouvaient pousser ces associations à revendiquer une telle chose et je n'en ai trouvé aucune ou du moins, aucune de suffisamment valable à mes yeux,
pour justifier un retour en arrière aussi radical. Le discours prôné par ces pratiquants convaincus est le droit à la vie pour le foetus. Sur le principe, je ne leur donne pas tort mais dans les
faits, comment obliger une femme à garder un bébé qu'elle ne désire pas ? La contraindre par la force ?
La solution proposée est de favoriser l'accompagnement social pour les mères en difficultés pendant leur grossesse et le cas échéant, de mettre l'enfant à l'adoption en cas d'abandon.
Autant dire qu'il ne s'agit là que de mesures bien utopistes et totalement inappropriées à notre société d'aujourd'hui. L'avortement est en augmentation constante, notamment chez les toutes
jeunes filles, et les forcer à avoir ces enfants malgré elles, ne peut qu'aboutir à des situations encore plus dramatiques et traumatisantes.
Derrière chaque avortement, se cache une histoire particulière mais je ne connais aucune femme considérant qu'avorter soit un acte anodin et la décision d'y avoir recours n'est jamais simple
à prendre.
Il est facile de se camoufler derrière la bonne parole de Dieu pour juger et condamner celles qui le font mais oser affirmer que l'IVG est un meurtre dépasse mon entendement. Le crime, ce serait
de revenir à l'époque barbare des aiguilles à tricoter ou de pousser des femmes déjà en détresse à parcourir des milliers de kilomètres pour aller avorter dans un autre pays.
N'en déplaise à ces fervents catholiques, je prends le risque de bruler en enfer s'il le faut mais je ne laisserai personne disposer de mon corps à ma place. D'ailleurs, je ne suis pas
certaine qu'il faille accorder beaucoup de crédit à ces gens qui osent aussi proclamer que le seul remède au SIDA est l'abstinence et qui condamnent l'utilisation des préservatifs.
Si Dieu existe bel et bien, je m'arrangerai avec lui le moment venu ...
Etoile a le coeur gros
Etoile n'a plus de mots
La tristesse la malmène
Et sans cesse, sur le passé la ramène
Etoile ne sait plus rêver
Etoile ne fait plus que pleurer
La vie l'emporte dans ses tourments
Violence des sentiments
Etoile pensait pouvoir guérir
Etoile voulait à nouveau sourire
Mais aujourd'hui, les doutes la tenaillent
Trop de peurs l'assaillent
Etoile a besoin de temps
Etoile, prends-le, c'est important
Pour te reconstruire un avenir
De patience, il faudra te munir
Etoile, tu sauras y arriver
Etoile, cesse d'en douter
Ce bonheur auquel tu aspires
Tu parviendras à le conquérir
Etoile, je te dis à très bientôt
Etoile, ces quelques mots
Pour que tu n'oublies pas
Qu'en pensées, nous sommes là.
(Sur une photo d'Al Magnus)

Il est ce lieu où le temps s'arrête
Là où s'oublient les défaites
A l'abri des regards indiscrets
S'estompent les regrets
Petit bout de paradis
Préservé avec jalousie
De là jaillit la lumière
Lors de cet école buissonnière
Pour quelques heures volées
Loin du rythme endiablée
S'envolent les questions
Ne reste que la contemplation
Serait-ce déjà fini ?
Hélas, c'est ainsi
La quiétude et la sérénité
Sont toujours de courte durée

Silhouettes enlacées
Dans un corps à corps endiablé
Oubliée la pudeur
Quand s'assouvissent les ardeurs
Les peaux s'embrasent
Au moment de l'extase
Instants de délice
Proches du supplice
La vague du plaisir a déferlé
Laissant les deux amants rassasiés
(Sur une photo de Telemaque)
Résumé :
Avec sa verve drolatique, John Irving nous raconte la rencontre entre ce candidat à la greffe, un brillant chirurgien sauvé de l'anorexie par sa jeune bonne marathonienne, une yupette aux
dents longues, une maquilleuse mâcheuse de gomme, et enfin une sirène vêtue d'un sweat-shirt vert, dans un récit sur la perte et la récupération, qui mène un adolescent attardé à l'âge d'homme
...
Au delà de ce résumé simpliste, ce livre est à lire, ne serait-ce que pour la qualité de plume d'Irving qui mêle ici réalité et fiction pour son récit.
Un ouvrage que j'ai littéralement dévoré (vous comprendrez l'utilisation de ce terme en lisant ce livre)
Tu l'as prise dans tes filets
Une proie inespérée
Que jamais tu n'aurais pensé capturer
Mais à tant chercher à la garder
Elle finira peut-être par se lasser
Etouffant sous tes baisers
Tes promesses murmurées
Tes envies d'éternité
Car la Belle a besoin de respirer
De laisser ses yeux vagabonder
Vers d'autres lieux, d'autres contrées
Accepte cette idée
Sans en être chagriné
Regarde-la s'éloigner
N'en sois pas froissé
La Belle saura te retrouver
Si confiance, tu lui fais
Cesse de douter
Et relâche-la de tes filets
(Sur une image de Carole)
Post-scriptum