Mercredi 30 janvier 2008

Résumé :


"Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du elegance_herisson.jpg
7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. 
Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants." 
"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."




Exceptionnellement, j'ai repris mot pour mot le résumé se trouvant au verso du livre car c'est lui qui au départ, m'a donné l'envie de me procurer cet ouvrage. Hélas, chose qui n'a dû m'arriver qu'une ou deux fois dans ma longue, très longue vie de lectrice assidue, je ne suis pas allée jusqu'au bout de ma lecture.
Je l'avoue, j'ai fini par renoncer au bout d'une centaine de pages, découragée que j'ai été par le style ultra-pompeux de l'auteur et par la mollesse de l'histoire.
Ce livre a beau avoir remporté de nombreux prix dont celui des libraires en 2007, j'y suis restée irrémédiablement réfractaire.
Certains d'entre vous l'ont peut-être lu et si c'est le cas, je serais curieuse de savoir ce qu'ils en ont pensé. Quant à moi, je reste sur ma déception de n'avoir définitivement rien trouvé de piquant à ce hérisson !

par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mardi 29 janvier 2008

Le 17 janvier 1975, Simone Veil a obtenu la légalisation de l'avortement en France et trente-trois ans quasiment jour pour jour, des associations de familles catholiques continuent à réclamer l'abrogation de cette loi. 

A cette idée, mon sang n'a fait qu'un tour car je n'oublie pas le combat que les femmes ont dû mener pour parvenir à arriver à ce que l'avortement ne soit plus considéré comme un délit. Bien au-delà d'être pour ou contre l'IVG, il s'agit avant tout de liberté ... liberté de pouvoir choisir ou non de mener à terme une grossesse, liberté de bénéficier du droit que cela se fasse dans une structure adequate et non pas sur un coin de table de cuisine comme à l'époque des faiseuses d'anges.

Je me suis interrogée sur les motivations qui pouvaient pousser ces associations à revendiquer une telle chose et je n'en ai trouvé aucune ou du moins, aucune de suffisamment valable à mes yeux, pour justifier un retour en arrière aussi radical. Le discours prôné par ces pratiquants convaincus est le droit à la vie pour le foetus. Sur le principe, je ne leur donne pas tort mais dans les faits, comment obliger une femme à garder un bébé qu'elle ne désire pas ? La contraindre par la force ?
La solution proposée est de favoriser l'accompagnement social pour les mères en difficultés pendant leur grossesse et le cas échéant, de mettre l'enfant à l'adoption en cas d'abandon.

Autant dire qu'il ne s'agit là que de mesures bien utopistes et totalement inappropriées à notre société d'aujourd'hui. L'avortement est en augmentation constante, notamment chez les toutes jeunes filles, et les forcer à avoir ces enfants malgré elles, ne peut qu'aboutir à des situations encore plus dramatiques et traumatisantes.
Derrière chaque avortement, se cache une histoire particulière mais je ne connais aucune femme considérant qu'avorter soit un acte anodin et la décision d'y avoir recours n'est jamais simple à prendre.

Il est facile de se camoufler derrière la bonne parole de Dieu pour juger et condamner celles qui le font mais oser affirmer que l'IVG est un meurtre dépasse mon entendement. Le crime, ce serait de revenir à l'époque barbare des aiguilles à tricoter ou de pousser des femmes déjà en détresse à parcourir des milliers de kilomètres pour aller avorter dans un autre pays.
N'en déplaise à ces fervents catholiques, je prends le risque de bruler en enfer s'il le faut mais je ne laisserai personne disposer de mon corps à ma place. D'ailleurs, je ne suis pas certaine qu'il faille accorder beaucoup de crédit à ces gens qui osent aussi proclamer que le seul remède au SIDA est l'abstinence et qui condamnent l'utilisation des préservatifs.
Si Dieu existe bel et bien, je m'arrangerai avec lui le moment venu ...

par Constance publié dans : Regard sur le monde
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 27 janvier 2008

Etoile a le coeur gros
Etoile n'a plus de mots
La tristesse la malmènepluie_d_etoiles.jpg
Et sans cesse, sur le passé la ramène
Etoile ne sait plus rêver
Etoile ne fait plus que pleurer
La vie l'emporte dans ses tourments
Violence des sentiments
Etoile pensait pouvoir guérir
Etoile voulait à nouveau sourire
Mais aujourd'hui, les doutes la tenaillent
Trop de peurs l'assaillent
Etoile a besoin de temps
Etoile, prends-le, c'est important
Pour te reconstruire un avenir
De patience, il faudra te munir
Etoile, tu sauras y arriver
Etoile, cesse d'en douter
Ce bonheur auquel tu aspires
Tu parviendras à le conquérir

Etoile, je te dis à très bientôt
Etoile, ces quelques mots
Pour que tu n'oublies pas
Qu'en pensées, nous sommes là.


(Sur une photo d'Al Magnus)

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Samedi 26 janvier 2008

jardin_secret.jpg

Il est ce lieu où le temps s'arrête
Là où s'oublient les défaites
A l'abri des regards indiscrets
S'estompent les regrets
Petit bout de paradis
Préservé avec jalousie
De là jaillit la lumière
Lors de cet école buissonnière
Pour quelques heures volées
Loin du rythme endiablée
S'envolent les questions
Ne reste que la contemplation
Serait-ce déjà fini ?
Hélas, c'est ainsi
La quiétude et la sérénité
Sont toujours de courte durée

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Jeudi 24 janvier 2008
Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance.


                                                           Jean Anouilh
par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Mardi 22 janvier 2008
Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous faire un remake de la célèbre chanson de Diane Tell et encore moins vous la chanter car j'ai trop de respect pour vos oreilles sensibles et je ne tiens pas davantage à ce que vous déguerpissiez illico en entendant ma douce voix mélodieuse ...
Ceci étant dit, en femme cérébrale que je suis, je me suis interrogée sur ce que serait ma vie si au lieu d'être dôtée de mon charme dévastateur féminin (!), la nature m'avait pourvue d'attributs masculins. Qu'est-ce que cela changerait très exactement ?

Commençons par le nerf de la guerre à savoir le porte-monnaie. Et bien, à niveau d'études et poste occupé équivalents, j'aurais un revenu supérieur de 37% si au lieu de m'appeler madame, je m'appelais monsieur. 
Cela semble incroyable mais aujourd'hui, cette différence de rémunération selon les sexes demeure. 
Les féministes ont encore de beaux jours devant elles si elles souhaitent parvenir à un niveau absolu d'égalité.

Si j'étais un homme, je n'aurais pas non plus à entendre continuellement : "Alors, quand est-ce que tu décides enfin à nous faire un p'tit ? ". C'est vrai que pour une femme, ne pas encore avoir d'enfant à trente-cinq ans, c'est louche et ça frôle l'incivilité civique que de ne pas participer à l'accroissement démographique de notre beau pays. Tandis qu'un homme ? Là c'est au contraire une preuve de grande maturité que d'attendre d'être confortablement installé dans la vie pour procréer. C'est bien, c'est raisonnable et l'avantage, c'est que même à soixante-dix ans, monsieur peut décider de devenir père. Madame, elle, ne peut faire autrement que de fonctionner avec son horloge biologique. Que la nature est cruelle !

Autre différence de taille ou de poids, l'expression serait plus judicieuse d'ailleurs, un homme peut sans vergogne s'autoriser à un léger laisser-aller car il paraît que quelques rondeurs lui vont si bien. C'est rassurant, sécurisant un petit ventre arrondi, ça rappelle le bébé dodu qu'il a dû être à une époque. Rien de tel pour faire vibrer la fibre maternelle de ces dames. Et pour madame ? Ah la non, impossible d'envisager qu'elle ne mène pas une bataille sans répit aux capitons si elle ne veut pas que son cher et tendre époux ne la remplace pas dans les vingt-quatres chrono pour une demoiselle à la chair plus ferme.
C'est bien connu, le solide coup de fourchette de monsieur fait de lui un bon vivant et celui de madame ... une goinfre ?

Un tout dernier exemple pour illustrer mon propos mais pas le moindre et qui concerne la séduction. Si monsieur accumule les conquêtes, il fait l'admiration de ses amis masculins qui rêveraient de pouvoir en faire autant. Et que dit-on s'il s'agit d'une femme qui se comporte de la sorte ? Deux cas de figure très nets vont se détacher : 
Primo, si elle éconduit les avances répétées d'un homme, c'est qu'elle est forcément frigide.
Deuxio, si elle choisit d'enchainer les amants, pour le coup, elle devient une nymphomane.
Aucune alternative entre les deux ? Mais si messieurs, faîtes fonctionner un peu vos neurones et vous verrez qu'il en existe beaucoup d'autres ...

Réflexion faite, je ne suis pas convaincue  que je me sentirais mieux dans ma peau si j'étais un homme. Mon portefeuille serait sans doute mieux garni, c'est même certain, mais je me priverais aussi des grands plaisirs que peut représenter le fait d'être une femme.. Tiens d'ailleurs, il faudra que je me penche sur la question dans un prochain billet. 
Et vous messieurs, s'il vous était proposé de déposer au vestiaire votre virilité pendant quarante-huit heures, accepteriez-vous de le faire pour découvrir ce que ça fait d'être une femme ? La question est posée ...
par Constance publié dans : Regard sur le monde
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Dimanche 20 janvier 2008

corps_a_corps.jpg




Silhouettes enlacées
Dans un corps à corps endiablé
Oubliée la pudeur
Quand s'assouvissent les ardeurs
Les peaux s'embrasent
Au moment de l'extase
Instants de délice
Proches du supplice
La vague du plaisir a déferlé
Laissant les deux amants rassasiés



(Sur une photo de Telemaque)

 

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 janvier 2008
la-quatrieme-main.jpg

Résumé :

Avec sa verve drolatique, John Irving nous raconte la rencontre entre ce candidat à la greffe, un brillant chirurgien sauvé de l'anorexie par sa jeune bonne marathonienne, une yupette aux dents longues, une maquilleuse mâcheuse de gomme, et enfin une sirène vêtue d'un sweat-shirt vert, dans un récit sur la perte et la récupération, qui mène un adolescent attardé à l'âge d'homme ... 



Au delà de ce résumé simpliste, ce livre est à lire, ne serait-ce que pour la qualité de plume d'Irving qui mêle ici réalité et fiction pour son récit.
Un ouvrage que j'ai littéralement dévoré (vous comprendrez l'utilisation de ce terme en lisant ce livre)
par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 15 janvier 2008

filet.jpgTu l'as prise dans tes filets
Une proie inespérée
Que jamais tu n'aurais pensé capturer
Mais à tant chercher à la garder
Elle finira peut-être par se lasser
Etouffant sous tes baisers
Tes promesses murmurées
Tes envies d'éternité
Car la Belle a besoin de respirer
De laisser ses yeux vagabonder
Vers d'autres lieux, d'autres contrées
Accepte cette idée
Sans en être chagriné
Regarde-la s'éloigner
N'en sois pas froissé
La Belle saura te retrouver
Si confiance, tu lui fais
Cesse de douter
Et relâche-la de tes filets



(Sur une image de Carole)

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Samedi 12 janvier 2008
Comme vous le savez certainement, la nouvelle loi sur l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics est entrée en application depuis le 31 décembre 2007. Adieu donc la petite cigarette pour accompagner mon expresso au café du coin. Plus question non plus de pouvoir m'en griller une ou deux quand l'attente au restaurant se fait trop longue. Tant pis, j'en prends mon parti et je vais très sagement respecter ce qui a été décrété par notre chère minsistre de la santé Madame Bachelot puisqu'il paraît que c'est pour mon bien et que cela m'évitera de mourir dans d'affreuses souffrances.
Il n'empêche que même si je me prête de bonne grâce à cette mesure, je ne peux m'empêcher de penser que tout cela est réellement hypocrite car le tabac tue, je ne le nie pas mais que dire alors de l'alcool pour qui le gouvernement semble avoir bien plus d'indulgence ?
Histoire d'en avoir le coeur net, je suis allée voir du côté des chiffres et j'ai découvert qu'en 2007, l'alcool a été le facteur premier dans la mort des 5000 personnes tuées sur  les routes (sans compter le nombre de blessés qui ne rentre pas dans les statistiques) et a représenté 12,4% des décés par cancer du foie. Bien sûr, la limite du taux légal d'alcoolémie a été revue à la baisse mais à aucun moment, je n'ai entendu parler d'une éventuelle interdiction de la vente d'alcool. Le sempiternel A consommer avec modération est entré dans les moeurs mais qui y prête aujourd'hui encore attention ? 
Peut-être que si le lobby viticole n'était pas aussi puissant en France, il y a bien longtemps que des mesures nettement plus sévères auraient été mises en place mais ne rêvons pas, le vin fait partie intégrante de ce que l'on appelle l'art de vivre à la française et cela n'est pas près de disparaître.

Donc en résumé, si je veux me comporter en citoyenne modèle et responsable pour ne pas venir alimenter le gouffre de la sécurité sociale et par là même, ne me faire que du bien, il me faudra donc dans l'avenir adopter les commandements suivants :

- Arrêter de fumer (la future bonne résolution pour l'année 2009 ?)
- Arrêter de boire (même pas un petit verre de jurançon juste pour le plaisir de mes papilles de temps en temps ?)
- Manger cinq fruits et légumes par jour (avec ou sans pesticides ? A quand les produits bio considéres comme une norme et non comme une exception ?)
- Respirer de l'air pur et sain (qui a osé dire qu'à l'impossible, nul n'était tenu ?)

Avec tout ça logiquement, je devrais pouvoir vivre jusqu'à cent ans. Question bête, en ai-je vraiment envie ... ?
 D'un autre côté, maintenant que l'Etat veille sur moi et ma santé, je n'ai vraiment plus de souci à me faire ...
par Constance publié dans : Regard sur le monde
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander

Calendrier

Janvier 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Préambule

Marque-page

Post-scriptum

cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus