Dimanche 3 février 2008

l_ombre.jpg Elle est cette autre partie de moi
Tant redoutée autrefois
Emotivité exacerbée
Qu'il a fallu apprendre à apprivoiser
Quand les mots faisaient défaut
Et ne trouvaient aucun echo
Quand rien ne parvenait à soulager
Cette tristesse à peine voilée
Bien au-delà des apparences
Se cachaient les souffrances
Cicatrices si mal refermées
Que le temps ne réussissait à apaiser
Le sourire est revenu un jour
Sans promettre de rester toujours
Car l'ombre au fond des yeux demeure
Malgré le sentiment de bonheur
Il en va ainsi de ma nature
Qui sans ce côté obscur
Perdrait de son intensité
Fameuse dualité ...



(Sur une image de Le Fredus)

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Vendredi 1 février 2008

En se rendant à ce rendez-vous, elle sait ce qu'elle risque. Elle a pesé longuement le pour et le contre puis s'est finalement décidée. Pourtant, si elle analyse froidement sa vie, elle a tout pour être heureuse. Un job motivant financièrement et intellectuellement, un mari qui est toujours à ses côtés depuis plus de vingt ans, des enfants presque élevés et bientôt prêts à suivre leur propre chemin. Bref, elle aurait de quoi se réjouir. Elle a réussi tout ce qu'elle a entrepris au cours de ces dernières années. Elle est, vue de l'extérieur, une femme épanouie et accomplie. Rien ne lui manque.

C'est vrai qu'elle n'est plus tout à fait elle-même ces derniers temps. Elle a l'esprit ailleurs. Son mari pense qu'elle fait un petit coup de déprime passager, sans doute dû à son anniversaire qui approche. Cinquante ans pour une femme, c'est un cap à passer parfois difficile. Il l'entoure du mieux qu'il peut, la couvre de mille attentions mais ne la sent pas très réceptive.  Il se demande s'il n'en serait pas un peu responsable. Il ne lui dit peut-être plus aussi souvent qu'avant qu'il l'aime et qu'il a besoin d'elle. Mais il va se rattraper en lui préparant un week-end surprise en amoureux. Il s'est déjà occupé de tout, les réservations sont faites. Tout sera parfait, il en est sûr et sa femme retrouvera le sourire.

Elle se refuse à penser aux siens qui l'attendent chez elle. Si elle le fait, cela lui ôtera tout courage et le courage, c'est justement ce dont elle a le plus besoin en ce moment. Elle sait qu'ils ne comprendront pas sa décision, qu'ils lui en voudront certainement mais elle ne veut pas revenir en arrière. Elle est même étonnée qu'ils n'aient rien remarqué, qu'ils ne se soient pas doutés que quelque chose se préparait. Elle a le sentiment d'avoir semé autour d'elle des tas d'indices pour les mettre sur la voie mais ils n'ont pas su ou pas voulu les voir. Peu importe à présent, il est trop tard pour reculer.

Elle pousse la porte de l'établissement. Elle sent son coeur dans sa poitrine s'emballer, ses mains tremblent légèrement. Elle prend une grande respiration pour se ressaisir. Il ne faut pas qu'elle flanche maintenant, elle n'en a pas le droit. Elle aurait pu décider que les choses se passent différemment mais elle a préféré affronter ça seule. Elle pensait qu'elle n'aurait pas l'energie nécessaire d'expliquer et d'expliquer encore ce qu'elle va devoir traverser. Elle a juste laissé un mot à son mari qu'il découvrira ce soir à son retour du travail. Ainsi, il saura où la trouver dans les semaines à venir.
Une infirmière vient à sa rencontre en souriant, c'est curieux mais cela la rassure un peu. Cet hôpital lui semble moins froid brusquement. Elle est prise d'une soudaine impatience d'en finir avec tout ça et prie pour que les médecins viennent à bout de cette tumeur qui, peu à peu, lui ronge le cerveau.

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Mercredi 30 janvier 2008

Résumé :


"Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du  elegance_herisson.jpg
7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. 
Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants." 
"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."




Exceptionnellement, j'ai repris mot pour mot le résumé se trouvant au verso du livre car c'est lui qui au départ, m'a donné l'envie de me procurer cet ouvrage. Hélas, chose qui n'a dû m'arriver qu'une ou deux fois dans ma longue, très longue vie de lectrice assidue, je ne suis pas allée jusqu'au bout de ma lecture.
Je l'avoue, j'ai fini par renoncer au bout d'une centaine de pages, découragée que j'ai été par le style ultra-pompeux de l'auteur et par la mollesse de l'histoire.
Ce livre a beau avoir remporté de nombreux prix dont celui des libraires en 2007, j'y suis restée irrémédiablement réfractaire.
Certains d'entre vous l'ont peut-être lu et si c'est le cas, je serais curieuse de savoir ce qu'ils en ont pensé. Quant à moi, je reste sur ma déception de n'avoir définitivement rien trouvé de piquant à ce hérisson !

Par Constance - Publié dans : Lu, vu, entendu ...
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Mardi 29 janvier 2008

Le 17 janvier 1975, Simone Veil a obtenu la légalisation de l'avortement en France et trente-trois ans quasiment jour pour jour, des associations de familles catholiques continuent à réclamer l'abrogation de cette loi. 

A cette idée, mon sang n'a fait qu'un tour car je n'oublie pas le combat que les femmes ont dû mener pour parvenir à arriver à ce que l'avortement ne soit plus considéré comme un délit. Bien au-delà d'être pour ou contre l'IVG, il s'agit avant tout de liberté ... liberté de pouvoir choisir ou non de mener à terme une grossesse, liberté de bénéficier du droit que cela se fasse dans une structure adequate et non pas sur un coin de table de cuisine comme à l'époque des faiseuses d'anges.

Je me suis interrogée sur les motivations qui pouvaient pousser ces associations à revendiquer une telle chose et je n'en ai trouvé aucune ou du moins, aucune de suffisamment valable à mes yeux, pour justifier un retour en arrière aussi radical. Le discours prôné par ces pratiquants convaincus est le droit à la vie pour le foetus. Sur le principe, je ne leur donne pas tort mais dans les faits, comment obliger une femme à garder un bébé qu'elle ne désire pas ? La contraindre par la force ?
La solution proposée est de favoriser l'accompagnement social pour les mères en difficultés pendant leur grossesse et le cas échéant, de mettre l'enfant à l'adoption en cas d'abandon.

Autant dire qu'il ne s'agit là que de mesures bien utopistes et totalement inappropriées à notre société d'aujourd'hui. L'avortement est en augmentation constante, notamment chez les toutes jeunes filles, et les forcer à avoir ces enfants malgré elles, ne peut qu'aboutir à des situations encore plus dramatiques et traumatisantes.
Derrière chaque avortement, se cache une histoire particulière mais je ne connais aucune femme considérant qu'avorter soit un acte anodin et la décision d'y avoir recours n'est jamais simple à prendre.

Il est facile de se camoufler derrière la bonne parole de Dieu pour juger et condamner celles qui le font mais oser affirmer que l'IVG est un meurtre dépasse mon entendement. Le crime, ce serait de revenir à l'époque barbare des aiguilles à tricoter ou de pousser des femmes déjà en détresse à parcourir des milliers de kilomètres pour aller avorter dans un autre pays.
N'en déplaise à ces fervents catholiques, je prends le risque de bruler en enfer s'il le faut mais je ne laisserai personne disposer de mon corps à ma place. D'ailleurs, je ne suis pas certaine qu'il faille accorder beaucoup de crédit à ces gens qui osent aussi proclamer que le seul remède au SIDA est l'abstinence et qui condamnent l'utilisation des préservatifs.
Si Dieu existe bel et bien, je m'arrangerai avec lui le moment venu ...

Par Constance - Publié dans : Regard sur le monde
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Dimanche 27 janvier 2008

Etoile a le coeur gros
Etoile n'a plus de mots
La tristesse la malmène pluie_d_etoiles.jpg
Et sans cesse, sur le passé la ramène
Etoile ne sait plus rêver
Etoile ne fait plus que pleurer
La vie l'emporte dans ses tourments
Violence des sentiments
Etoile pensait pouvoir guérir
Etoile voulait à nouveau sourire
Mais aujourd'hui, les doutes la tenaillent
Trop de peurs l'assaillent
Etoile a besoin de temps
Etoile, prends-le, c'est important
Pour te reconstruire un avenir
De patience, il faudra te munir
Etoile, tu sauras y arriver
Etoile, cesse d'en douter
Ce bonheur auquel tu aspires
Tu parviendras à le conquérir

Etoile, je te dis à très bientôt
Etoile, ces quelques mots
Pour que tu n'oublies pas
Qu'en pensées, nous sommes là.


(Sur une photo d'Al Magnus)

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Samedi 26 janvier 2008

jardin_secret.jpg

Il est ce lieu où le temps s'arrête
Là où s'oublient les défaites
A l'abri des regards indiscrets
S'estompent les regrets
Petit bout de paradis
Préservé avec jalousie
De là jaillit la lumière
Lors de cet école buissonnière
Pour quelques heures volées
Loin du rythme endiablée
S'envolent les questions
Ne reste que la contemplation
Serait-ce déjà fini ?
Hélas, c'est ainsi
La quiétude et la sérénité
Sont toujours de courte durée

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Jeudi 24 janvier 2008
Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance.


                                                           Jean Anouilh
Par Constance - Publié dans : Pensée du jour...
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Mardi 22 janvier 2008
Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous faire un remake de la célèbre chanson de Diane Tell et encore moins vous la chanter car j'ai trop de respect pour vos oreilles sensibles et je ne tiens pas davantage à ce que vous déguerpissiez illico en entendant ma douce voix mélodieuse ...
Ceci étant dit, en femme cérébrale que je suis, je me suis interrogée sur ce que serait ma vie si au lieu d'être dôtée de mon charme dévastateur féminin (!), la nature m'avait pourvue d'attributs masculins. Qu'est-ce que cela changerait très exactement ?

Commençons par le nerf de la guerre à savoir le porte-monnaie. Et bien, à niveau d'études et poste occupé équivalents, j'aurais un revenu supérieur de 37% si au lieu de m'appeler madame, je m'appelais monsieur. 
Cela semble incroyable mais aujourd'hui, cette différence de rémunération selon les sexes demeure. 
Les féministes ont encore de beaux jours devant elles si elles souhaitent parvenir à un niveau absolu d'égalité.

Si j'étais un homme, je n'aurais pas non plus à entendre continuellement : "Alors, quand est-ce que tu décides enfin à nous faire un p'tit ? ". C'est vrai que pour une femme, ne pas encore avoir d'enfant à trente-cinq ans, c'est louche et ça frôle l'incivilité civique que de ne pas participer à l'accroissement démographique de notre beau pays. Tandis qu'un homme ? Là c'est au contraire une preuve de grande maturité que d'attendre d'être confortablement installé dans la vie pour procréer. C'est bien, c'est raisonnable et l'avantage, c'est que même à soixante-dix ans, monsieur peut décider de devenir père. Madame, elle, ne peut faire autrement que de fonctionner avec son horloge biologique. Que la nature est cruelle !

Autre différence de taille ou de poids, l'expression serait plus judicieuse d'ailleurs, un homme peut sans vergogne s'autoriser à un léger laisser-aller car il paraît que quelques rondeurs lui vont si bien. C'est rassurant, sécurisant un petit ventre arrondi, ça rappelle le bébé dodu qu'il a dû être à une époque. Rien de tel pour faire vibrer la fibre maternelle de ces dames. Et pour madame ? Ah la non, impossible d'envisager qu'elle ne mène pas une bataille sans répit aux capitons si elle ne veut pas que son cher et tendre époux ne la remplace pas dans les vingt-quatres chrono pour une demoiselle à la chair plus ferme.
C'est bien connu, le solide coup de fourchette de monsieur fait de lui un bon vivant et celui de madame ... une goinfre ?

Un tout dernier exemple pour illustrer mon propos mais pas le moindre et qui concerne la séduction. Si monsieur accumule les conquêtes, il fait l'admiration de ses amis masculins qui rêveraient de pouvoir en faire autant. Et que dit-on s'il s'agit d'une femme qui se comporte de la sorte ? Deux cas de figure très nets vont se détacher : 
Primo, si elle éconduit les avances répétées d'un homme, c'est qu'elle est forcément frigide.
Deuxio, si elle choisit d'enchainer les amants, pour le coup, elle devient une nymphomane.
Aucune alternative entre les deux ? Mais si messieurs, faîtes fonctionner un peu vos neurones et vous verrez qu'il en existe beaucoup d'autres ...

Réflexion faite, je ne suis pas convaincue  que je me sentirais mieux dans ma peau si j'étais un homme. Mon portefeuille serait sans doute mieux garni, c'est même certain, mais je me priverais aussi des grands plaisirs que peut représenter le fait d'être une femme.. Tiens d'ailleurs, il faudra que je me penche sur la question dans un prochain billet. 
Et vous messieurs, s'il vous était proposé de déposer au vestiaire votre virilité pendant quarante-huit heures, accepteriez-vous de le faire pour découvrir ce que ça fait d'être une femme ? La question est posée ...
Par Constance - Publié dans : Regard sur le monde
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Dimanche 20 janvier 2008

corps_a_corps.jpg




Silhouettes enlacées
Dans un corps à corps endiablé
Oubliée la pudeur
Quand s'assouvissent les ardeurs
Les peaux s'embrasent
Au moment de l'extase
Instants de délice
Proches du supplice
La vague du plaisir a déferlé
Laissant les deux amants rassasiés



(Sur une photo de Telemaque)

 

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Vendredi 18 janvier 2008
la-quatrieme-main.jpg

Résumé :

Avec sa verve drolatique, John Irving nous raconte la rencontre entre ce candidat à la greffe, un brillant chirurgien sauvé de l'anorexie par sa jeune bonne marathonienne, une yupette aux dents longues, une maquilleuse mâcheuse de gomme, et enfin une sirène vêtue d'un sweat-shirt vert, dans un récit sur la perte et la récupération, qui mène un adolescent attardé à l'âge d'homme ... 



Au delà de ce résumé simpliste, ce livre est à lire, ne serait-ce que pour la qualité de plume d'Irving qui mêle ici réalité et fiction pour son récit.
Un ouvrage que j'ai littéralement dévoré (vous comprendrez l'utilisation de ce terme en lisant ce livre)
Par Constance - Publié dans : Lu, vu, entendu ...
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