Samedi 29 décembre 2007
Les bonnes résolutions sont des chéques tirés sur une banque où l'on n'a pas de compte courant.

                                                        Oscar Wilde
par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 décembre 2007
La violence et le terrorisme n'ont que faire de ces fêtes de fin d'année, l'assassinat de Benazir Bhutto hier en est la preuve désespérante. 
Au delà du fait que la victime de cet attentat lâche et meurtrier soit une femme, il est encore plus frappant en cette période que nous souhaiterions plus légère. Tandis que cette année est sur le point de s'achever, elle se termine comme elle a commencé dans un bain de sang et d'horreur.
Difficile de s'imaginer que pendant que, nous, nous nous apprêtons à célébrer dans l'insouciance la plus totale cette fin d'année en espérant que 2008 verra ou non l'officialisation devant monsieur le maire de la liaison de notre cher président de la république avec mademoiselle Bruni, d'autres à cette heure, pleurent la mort de celle qui, pendant un temps, a représenté l'espoir d'un vent de démocratie pour un pays tel que le Pakistan.
C'est ainsi, le monde ne s'arrête pas de tourner, il n'existe aucune trève des confiseurs en matière de fanatisme et de bêtise humaine. Pendant que nous préparerons gaiement notre réveillon du nouvel an, des bombes continueront à exploser, tuant des innocents, des peuples resteront opprimés, privés de leurs droits les plus élémentaires.
Cela alourdira-t'il nos consciences lors du choix de nos souhaits pour l'année qui suivra ? Non bien sûr que non, nous penserons en premier lieu à ce qui nous concerne directement : l'augmentation de notre cher pouvoir d'achat.
Evidemment, nous songerons un instant à tout ce qui se passe ailleurs loin, très loin, mais nous le chasserons très vite de nos pensées car nous sommes particulièrement bien entraînés à la fatalité et au fameux "C'est bien dommage tout ça mais que pouvons-nous y changer ?"
par Constance publié dans : Regard sur le monde
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 23 décembre 2007
par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Samedi 22 décembre 2007
Plus que quarante-huit heures avant l'arrivée du grand monsieur en rouge à la barbe blanche et je ne sais pas si vous avez mis le nez dehors récemment mais c'est à faire peur ...
En cette période de fêtes, l'idée reçue veut que les gens soient plus joyeux, plus conviviaux et tout et tout. Ah bon ? Moi, j'ai plutôt l'impression que le stress monte d'un cran, que les retardataires des cadeaux ne savent plus où donner de la tête et que cela les rend encore plus bougons qu'à l'accoutumée. Vous ne me croyez pas ? Voici en quelques mots le résumé de ma journée d'hier qui a davantage ressemblé à un parcours du combattant qu'à une petite balade festive de préparatifs de Noël.

Tout a commencé avec le rituel de l'achat du sapin. Non, ne me dîtes pas que je m'y suis prise au dernier moment car c'est une tradition familiale. Pas question de l'acheter quinze jours à l'avance, je n'ai pas envie que mon arbre ait perdu tout son piquant le jour J et qu'il donne l'impression d'avoir fait un séjour prolongé dans le désert du Sahara. 
Bref, nous tournions sur le parking d'une grande surface avec mon Amoureux dans le secret espoir de réussir à nous garer depuis près d'un quart d'heure quand enfin le miracle s'est produit. Une place était sur le point de se libérer. Bien élevés, nous nous sommes mis sur le côté (clignotant allumé) pour laisser la voiture manoeuvrer et reculer en attendant bien sagement quand une boite à savon à quatre roues, surgie de nullepart, s'est engouffrée dans l'emplacement pour lequel nous patientions. Ni une ni deux, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai décidé d'aller très clairement exprimer ma façon de penser à ce malotru voleur de place. 
Avec le sourire, j'ai fait remarquer à cette dame (je sais désormais que l'impolitesse n'est pas l'apanage de ces messieurs) que la courtoisie n'avait jamais tué personne et que petite, mes parents m'avaient appris que cela ne se faisait pas de passer devant les autres. Elle m'a regardée de ces deux petits yeux qui reflétaient (la bêtise, oui, oui, je crois que c'est le bon mot) en me disant qu'il fallait que j'arrête de rêver et que c'était la jungle ici, le chacun pour soi. Là j'ai compris que son cas était désespéré et que pour me mettre à sa hauteur d'intelligence, je devrais sacrément m'abaisser au ras des paquerettes. Etant donné qu'il n'y en a pas en cette saison, inutile de perdre davantage mon temps ! Je lui ai souhaité de joyeuses fêtes et j'ai résisté à la tentation de sortir une clef pour lui rayer la carrosserie de son pédalo à moteur !

Vingt-cinq minutes plus tard, enfin garés, nous nous sommes mis en quête de notre sapin et là stupeur, nous sommes tombés sur le musée des antiquités. En guise de beaux arbres, il n'en restait plus que deux ou trois complètement rabougris qui auraient sans doute faits l'affaire pour un feu de cheminée mais certainement pas pour accueillir mes belles décorations de Noël. Encore pleine d'espoir (ou de naïveté ?), je me suis dit qu'il y en avait encore peut-être quelques uns en réserve et lorsque j'ai posé la question au vendeur, je me suis entendue répondre :
" Oh ben ma p'tite dame, vous arrivez après la bataille. Ca fait belle lurette que les gens ont fait leur sapin. On a plus que ça à vous proposer."
Alors primo, je ne suis pas p'tite et j'aimerais bien que l'on cesse de me dire le contraire (!), deuxio, depuis quand les préparatifs de Noël se sont-ils transformés en bataille (?) et tertio, je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument que je fasse comme tout le monde et que je me mette à acheter mon sapin à la Toussaint ! Et si moi, j'ai envie de me démarquer du troupeau d'abord !!!
Dépitée, je me suis résignée la mort dans l'âme à l'idée que cette année, mon sapin 100% naturel serait remplacé par un 100 % artificiel mais que les vendeurs de sapins le sachent, à cause d'eux, mon Noël ne sera pas tout à fait le même sans l'odeur de résine de mon bel arbre dans mon salon.

Le clou de cette journée mémorable a certainement été les courses que nous avons effectuées dans la grande surface. Oh pas grand-chose, juste quelques bricoles qui auraient dû nous prendre à peine un quart d'heure à peine sauf que ... sauf qu'il nous a fallu slalomer entre les chariots pleins à craquer, les parents affolés à la recherche de leurs enfants perdus dans les rayons bondés de monde, les gens qui nous bousculent sans même s'excuser (ben oui quoi, un pardon demande un effort tellement surhumain) et cerise sur le gâteau, le passage en caisse semi automatique. Vous ne connaissez pas encore ? Petits veinards que vous êtes, ne vous en approchez surtout pas, ce sont des objets machiavéliques ! Censées en théorie vous faire gagner du temps, ces caisses sont en réalité programmées pour générer chez le client, ce qu'il y a de pire en matière de sentiments humains à savoir la colère, l'impatience, le goût du juron (j'en passe et des meilleurs !)
Nous en avons fait l'expérience puisque pour réussir à passer les quatre articles que nous avions, il nous a fallu près de quarante minutes. Fait exprès ou jour de guigne, impossible de faire valider nos achats et le mécontentement dans la file d'attente derrière nous n'a pas tardé à se faire sentir. Les gens ont commencé à trépigner, à râler mais nous étions censés faire quoi ? Piquer un sprint avec nos paquets sous le bras et partir sans payer ? Et bien non, il nous a fallu attendre patiemment qu'une hôtesse de caisse (n'utilisez plus le mot de caissière, ça les vexe) veuille bien venir débloquer tout ce bazar en nous précisant à voix basse "C'est encore pas très au point leur système". Euh ça merci, on l'avait remarqué !

Après tout ça, je n'ai plus qu'une seule et unique requête à adresser à monsieur le Père Noël. Exit ma bague en diamant, ma voiture toute neuve ou mon voyage au bout du monde. Moi tout ce que je voudrais, c'est que les gens redeviennent civilisés, qu'ils se disent qu'un sourire ça ne coûte rien et que c'est fou comme un peu de courtoisie, ça n'est pas désagréable non plus et le summum, ce serait qu'ils soient capables de le mettre en pratique tout au long de l'année mais je sais, je sais, je sais, je suis trop grande pour croire au Père Noël mais peut-être ai-je encore au moins le droit d'espérer que dans ce monde de sauvages, je ne suis pas la seule à penser que le respect sous toutes ses formes mérite de retrouver sa place.

par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Jeudi 20 décembre 2007

Etre aimé sans séduire est un des beaux destins de l'homme

                                 
                                        André Malraux

par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Mardi 18 décembre 2007

une-piece-montee-copie-1.jpg
Résumé
:


'Une pièce montée' a pour toile de fond un mariage à la campagne dans la bourgeoisie de province. Chaque chapitre, centré sur un des personnages de la fête, raconte une histoire qui prend place dans l'album de famille. De la demoiselle d'honneur confrontée à l'injustice au collègue dragueur invétéré, ou à la tante excentrique en quête d'amour, de la grand-mère indigne à la mariée au bord de la crise de nerfs, les personnages hauts en couleurs défilent à travers des scènes drôles, cocasses ou attendrissantes. On passe sans cesse du rire aux larmes. Les masques tombent et les secrets de famille éclatent.



Un livre sans prétention
Mais qui ne manque pas d'émotions
Une famille banale
Des vies normales
Plein de petits secrets
Dans lesquels chacun peut se retrouver
Derrière les apparences
Peuvent aussi se cacher des souffrances
A lire absolument
Histoire de passer un bon moment

par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Dimanche 16 décembre 2007
Retour sur un texte déjà paru au tout début de la création d'Histoire(s) de Constance. Cela offrira peut-être la possibilité aux nouveaux lecteurs de le découvrir.


Il regarde le ciel. Quelque chose au fond de lui le tiraille mais il ne parvient pas à mettre de mots. Il sent, il pressent que sa vie ne sera plus jamais la même. Pourtant, rien ne semble différent autour de lui.
La rue conserve cette même agitation. Les passants le bousculent, ragent contre cet individu planté là au beau milieu à contempler le ciel. Est-ce qu'ils ont le temps, eux, de regarder ce qu'il se passe là haut ! Evidemment que non !

Mais Lui demeure là, incapable de bouger. Le ciel semble s'assombrir, les nuages s'épaissir. Il ressent une vibration puis deux. Finit par réaliser qu'il s'agit de son téléphone.
Il hésite à répondre. Pour une raison qu'il ignore, son estomac est noué. Enfin il se décide à décrocher et les mots qu'il entend ne le surprennent pas...

Il s'assied sur le premier banc qu'il trouve. Ses jambes ne le portent plus, tout son corps paraît vouloir s'affaisser. La pluie se met à tomber violemment sur lui sans qu'il ne bronche. Plus rien ne l'atteint à cet instant. Il est ailleurs ... Il repense à cette journée qui avait si bien commencé. Une journée qui aurait dû être pareille à toutes les autres. Anodine dans ses petits bonheurs, anodine dans ses petits tracas. Oui mais voilà, ce qu'il vit à présent n'a plus rien d'anodin, tout a basculé. Il ne sera plus jamais la personne qu'il était hier. De bonheurs il n'aura plus. Petits ou grands, ils appartiendront désormais à l'homme qu'il était avant.

Le tonnerre gronde, la pluie redouble d'intensité. Une femme passe en courant devant Lui. Elle tente d'échapper aux trombes d'eau qui s'abattent sur elle. Un détail dans sa silhouette provoque chez lui un sursaut. Il se redresse comme électrisé en la suivant du regard. Son coeur s'accélère, il cogne dans sa poitrine à le faire hurler de douleur. Serait-ce possible ? Se réveillerait-il enfin d'un épouvantable cauchemar ? La jeune femme lui jette un regard furtif et là, il comprend. Non, il n'a pas rêvé. Il est bien dans la réalité, monstrueuse réalité qu'est la sienne.

Le temps passe. Impossible pour lui de savoir depuis quand il est là. La nuit commence à tomber. D'habitude, c'est un moment qu'il aime et qui l'apaise de toutes les tensions accumulées au fil de la journée. D'habitude, il se sent libéré. Il sait qu'il va rentrer chez eux, qu'il va La voir, entendre sa voix, son rire. Mais ce soir ... Ce soir, ce sera le silence, l'absence, le néant ... Ce soir, il n'y aura rien et ce rien le terrifie.

Pourtant, il croyait y être préparé. Il fait partie de ceux qui ont toujours pensé que le bonheur n'est que de courte durée. Que la vie est une garce qui finit toujours par reprendre ce qu'elle a donné. Peut-être qu'il aurait dû davantage se le répéter, peut-être qu'il avait fini par mettre de côté cette fatalité.
Et il s'en veut. Il s'en veut d'avoir pu croire qu'un toujours était possible. Il s'en veut d'avoir goûté avec Elle à ces envies d'éternité. Il s'en veut et il lui en veut à Elle de l'avoir abandonné. Elle n'en avait pas le droit, Elle lui avait promis qu'Elle serait toujours là.

Des larmes de colère se mélangent aux gouttes de pluie sur son visage. La fureur le submerge et lui glace le sang. Est-ce qu'Elle sait ce qu'Elle lui fait endurer à cet instant ? Est-ce qu'Elle sait combien il souffre, combien son coeur est lapidé ? Il hurle un "non" de désespoir. Son cri retentit au milieu de la nuit mais personne n'est là pour l'entendre. La rue déserte est le seul témoin de sa détresse.

Il regarde sa montre. Vingt heures trente exactement. Il se lève. Il sait. Il sait qu'il a un corps à aller identifier.
Son corps à Elle qui,ce jour là, a perdu la vie.
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Vendredi 14 décembre 2007
Quand cesseras-tu de rêver ?
Quand regarderas-tu le monde
 tel qu'il est ?
Tu cherches à transformer en beau
Par le biais de tes motsouvre-les-yeux.jpg
Ce monde sans pitié
Comme si tu pouvais lui redonner
Un peu d'humanité
Mais ne te laisse pas abuser
Rien ne peut effacer le malheur
Dissimuler les horreurs
Que l'Homme s'inflige
Et que toi, tu fustiges
Mais crois-tu vraiment
Que tes quelques mots puissent véritablement
Changer le cours de l'histoire ?
Tous tes réquisitoires
Sont pourtant bien dérisoires
Face à cette réalité
Faite d'injustices répétées
Oui, cesse de rêver
Et reprends le chemin de la lucidité


(Sur une photo de Giostella)
par Constance publié dans : Histoires de ...
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Mercredi 12 décembre 2007
C'est bien connu, l'argent n'a pas d'odeur. La visite officielle de Kadhafi en France depuis deux jours le démontre bien.
Exit l'attentat l'attentat de Lockerbie en 1988 et ses 270 victimes pour lesquels des libyiens ont pourtant été déclarés coupables et condamnés. Oubliés aussi les les 170 passagers du DC-10 d'UTA qui a explosé en plein vol au-dessus du désert du Ténéré. Tous ces morts ne pésent pas lourd face aux millions de dollars que Kadhafi a ramené dans ses petites valises pour faire travailler des entreprises françaises.

Ce n'est pas une première, la gauche, à une époque, a elle aussi fait des affaires avec la Libye mais comment ne pas trouver insupportable qu'un pays comme le nôtre, pays des droits de l'homme à ce que l'on dit, fasse tous les honneurs à ce colonel aux mains tachées de sang. Qu'un individu tel que lui soit introduit à l'assemblée nationale, emblème par excellence de notre démocratie, cela dépasse l'entendement. La France est-elle tombée si bas, est-elle à ce point en faillite pour accepter de traiter avec lui ?

Je m'interroge sans trouver de réponses qui puissent justifier que le bourreau d'hier soit devenu le sauveur d'aujourd'hui mais oui c'est vrai, j'oubliais ... l'argent n'a véritablement pas d'odeur et la mémoire est une lanterne qui se porte dans le dos. Bref, la France n'a pas à avoir honte des marchés qu'elle va signer avec la Libye. Pourtant en ce jour, je ne me sens pas particulièrement fière d'être française.
par Constance publié dans : Regard sur le monde
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mardi 11 décembre 2007
Picorer tous les petits plaisirs jusqu'à ce que le grand bonheur arrive ...
Et s'il n'arrive pas, on aura au moins joui de tous les petits bonheurs.

                                         Théodor Fontane
par Constance publié dans : Pensée du jour...
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Préambule

Marque-page

Post-scriptum

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus