Vent de panique à l'Elysée. Les derniers sondages parus sur la côte de popularité de notre cher président sont en dégringolade vertigineuse. Officiellement, cela ne changera rien à la politique
menée par le gouvernement puisque je cite : "Le président n' a pas été élu pour être populaire mais pour redresser le pays."
Sauf qu'à quelques semaines des élections municipales, la droite doit commencer à sentir le vent tourner et à s'inquiéter car son représentant le plus charismatique est en train de se mettre à
dos une bonne partie des français. En signe de représailles, une vague rose va-t'elle s'abattre sur nos mairies ? A cette idée, la gauche s'en frotte déjà les mains mais rien n'est encore joué.
C'est bien connu, l'électeur peut parfois se montrer imprévisible ...
Il faut reconnaître qu'à l'heure actuelle, choisir un camp politique relève de l'impossible. Après l'euphorie pour certains et la débacle pour d'autres des dernières éléctions présidentielles, la
France offre une image désolante de ses politiciens.
D'un côté, la politique spectacle menée par la droite avec les aventures romanesques de son leader et ses rebondissements à suspens sur son mariage dont en passant je me moque royalement
puisqu'avoir ou pas un ancien top-model en première dame de France ne révolutionnera pas mon existence.
Et de l'autre, la gauche qui n'a toujours pas su tirer les leçons de son dernier échec et qui continue, coûte que côute, à se livrer une guéguerre ridicule pour savoir qui prendra la tête du
parti.
C'est bien connu, l'exercice du pouvoir fait tourner les têtes mais il m'arrive de me demander s'il sera possible d'avoir un jour des politiciens pour me représenter qui seront à l'image de la
citoyenne lambda que je suis au lieu de ces enarques qui se regardent le nombril et qui oublient trop souvent que pendant ce temps là, l'univers tourne et les choses ne s'arrangent pas.
Le petit facteur de Neuilly est l'un des rares politiques à faire encore partie du monde du travail, du vrai, mais manque de chance, aussi sympathique et poupon qu'il soit, sa rengaine sur la lutte
des classes a un air de déjà rechauffé qui n'a plus rien de digeste.
Et bien tant pis, je vais prendre mon mal en (im)patience. Ce qui m'inquiète le plus, c'est que les politiciens ont la facheuse manie d'être réfractaires au mot
retraite et je
crains que la relève soit longue, très longue à venir. Les dinosaures ne sont donc pas près de disparaître ...
Post-scriptum