
"Non, cela ne se dit pas
Non, cela ne se fait pas"
De contrer le politiquement correct
Délicieusement, je me délecte
Pour bousculer les codes pré-établis
Censés devoir régir nos vies.
Car sans vouloir manquer de respect
Aux règles de bonne moralité
Il arrive un moment où inévitablement
Survient le coup de sang
Et où le naturel rejaillit
Quitte à se faire des ennemis.
Mais tout plutôt que cette fadeur
Soit disant de rigueur
Pour se fondre dans la masse
Et ne pas tomber en disgrâce
Etre montrée du doigt
Après tout, pourquoi pas
Une éventualité acceptée et assumée
Si elle permet de rester vrai
Ils sont nommés poétiquement
les marchands de sommeil mais derrière cette douce appellation se cache une réalité bien plus sordide. Celle de ces familles qui en raison de la
crise du logement ne parviennent pas à trouver d'appartements décents et qui, pour ne pas coucher dehors, en arrivent à l'extrémité de devoir louer à des prix prohibitifs des caves, des boxs sans
même une fenêtre ou l'eau courante et dans lesquels elles s'entassent comme elles peuvent.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, certains ont su tirer parti de cette situation dramatique et arrondissent chichement leurs fins de mois en louant en toute illégalité des sous-sols
d'immeubles rongés par l'humidité et soumis à des conditions d'hygiène intolérables. Petit rappel de la situation : nous sommes en 2008, l'ère de la modernité, c'est bien cela ? Dans ce cas,
comment dans notre pays dit civilisé, est-il encore possible d'avoir à survivre dans des conditions dignes du moyen-âge ?
La vénalité a toujours été une constante chez certains individus, le phénomène n'est pas nouveau hélas mais ce qui rend ce scandale est encore plus inacceptable, c'est que les pouvoirs publics
connaissent la situation mais restent inactifs. Ils compatissent, certes, à la détresse de ces personnes abusées par des loueurs peu scrupuleux mais proposent-ils pour autant des solutions de
relogement ? Ce n'est pas à l'ordre du jour apparemment ...
J'avais la naïveté de penser que le droit à un logement décent était un droit fondamental, il n'en est rien visiblement et tandis que certains s'enrichissent, d'autres continuent à rêver que
bientôt, ils auront enfin la possibilité de vivre dignement. Pendant ce temps, bon nombre des appartements des offices HLM des municipalités demeurent inoccupés. Tout cela fait partie d'une logique
implacable qui m'échappe ...
Que sont-ils aujourd'hui devenus
Nos rêves d'absolu ?
Ont-ils rendu l'âme ?
Eteinte est la flamme ?
Je te parle d'émotions
Tu me réponds placements et actions
Sur le bonheur simple d'avant
Tu ironises à présent
Ta folie des grandeurs
T'ont plongé dans la froideur
Tu ne sais plus t'émerveiller
Ne songeant plus qu'à capitaliser
Mais quand t'apercevras-tu
Que toutes tes plus-values
T'ont rendu insensible
Egoïste, irascible
J'ai aimé ce que tu étais
Mais ce personnage que tu as crée
Empli de respectabilité
Me donne la nausée
Je te laisse à tes ambitions
Tes bilans de production
Je reprends ma route
Avant la déroute
Car cette voie sur laquelle tu t'es engagé
Jamais je ne l'emprunterai
Résumé :
"Lignes de faille met en perspective quatre moments de l'existence de quatre membres d'une même famille, avec un même repère fixe la sixième année de chacun.
Le roman débute en 2004 par Sol, petit garçon californien et fils de Randall. Sol est pris dans la violence de son pays en "guerre contre le terrorisme" et en pleine mutation
technologique.
Puis vient le tour de Randall qui en 1982 part avec sa famille s'installer en Israël pour les besoins des recherches de sa mère Sadie, juive pratiquante qui tente de tracer l'histoire de sa
famille, et en particulier de sa propre mère Kristina, dite Erra.
Suit l'histoire de Sadie qui à six ans, en 1962, vit avec ses grands parents à Toronto. Sadie ne rêve que d'une chose c'est que sa très jeune maman, Erra qui devient une chanteuse reconnue,
vienne s'occuper d'elle et la délivrer de la langueur de sa vie.
Enfin le roman se termine par la sixième année de Kristina-Erra en 1944 dans une Allemagne battue et ravagée par la guerre et ses horreurs. Kristina vit dans une famille où les hommes sont au
front et où de lourds secrets règnent." (Source : wikipedia)
Que dire de ce roman ? Simplement, que c'est l'un de mes grands coups de coeur. J'ai aimé l'originalité de Nancy Huston qui a choisi de raconter l'histoire d'une famille en remontant le temps sur
quatre générations toujours par le biais du regard d'un enfant de six ans.
Quatre époques différentes parsemées d'évènements vrais qui ont marqué l'histoire. C'est à la fois un magnifique roman extrêmement bien écrit mais aussi le témoin de ces soixantes dernières
années.
Qu'ajouter ? Il est à lire absolument !
La Saint-Valentin,
Fête purement commerciale pour certains
Et force est d'admettre
Qu'il y a bien quelques doutes à émettre
Sur ce que représente aujourd'hui
Ce 14 février pour Elle et Lui
Il n'y a encore pas si longtemps,
Célébrer ce moment
Etait simplement l'occasion de rappeler
Combien il est doux d'être aimé
Et chacun profitait de ce jour
Pour vanter les louanges de l'amour
Une autre époque, un autre temps
Révolus à présent
Car Valentins et Valentines sont certes toujours amoureux
Mais ils sont surtout désireux
D'exprimer la grandeur de leurs sentiments
A grand renfort de gadgets insignifiants
Se souvenir cependant
Que le cadeau le plus émouvant
Que les Amoureux puissent s'offrir
Est de continuer à se sourire
Et de sentir leurs coeurs palpiter
Simplement à se regarder
Post-scriptum