Dimanche 20 avril 2008

Une fois n'est pas coutume, je vous propose une écriture à quatre mains. Sur le thème imposé des "hauts et des bas", voici deux versions composées l'une par moi et l'autre par Sept.

Selon Elle


Y a des hauts, y a des bas
Pas toujours facile tout ça
Y a des hauts fabuleux
De ceux qui vous rendent heureux
Y a des bas qui font mal
De quoi se sentir tout bancal
Y a des hauts, y a des bas
L'Amour c'est aussi ça
Des hauts qui vous font rêver
Des rêves de perpétuité
Y a des bas qui vous font douter
Des doutes qui nous laissent tout chagrinés
Y a des hauts, y a des bas
Qui prouvent que les émotions sont bien là
Des hauts qui donnent le sourire
Et le goût à nouveau de rire
Des bas qui nous feraient pleurer
Et se dire que l'on s'est trompé
Y a des hauts, y a des bas
Faits de questions et de pourquoi pas
Des hauts qui nous bouleversent
Devant autant de tendresse
Des bas qui nous blessent
Qui engendrent tant de tristesse
Y a des hauts, y a des bas
Mais dans tous les cas
Ces hauts, ces bas
De haut en bas, de bas en haut
Résumés en un seul mot
C'est toujours de l'Amour ...
Selon Lui


Y a des hauts, y a des bas
Parce que la vie c'est ça
Des hauts que l'on cherchait depuis si longtemps
Des moments rêvés pour lesquels on prend le temps
Le temps de savourer
Le temps de les aimer
Des hauts qui provoquent une multitude d'émotions
Des hauts qui transforment la passion en frissons
Y a des hauts, y a des bas
Parce que la vie c'est ça
Des bas parce qu'il y a des moments hauts
Des instants où tout devient maux
Le temps des doutes
Le temps de la déroute
Des bas qui provoquent une multitude d'émotions
Des bas qui remettent tout en question
Y a des hauts où tout est beau
Y a des bas où tout est plat
Y a des hauts, y a des bas
Parce que c'est la vie qui veut ça
Parce que l'on a besoin de ça
Pour vraiment apprécier ce que l'on a
Parce que sans cela, la passion n'y serait pas
Y a des hauts
Y a des bas
On se sent vivre
On se sent ivre
Mais ...
Ne jamais oublier de L'emmener loin là-haut
Ne jamais oublier de partager aussi les bas
Parce que la vie c'est ça
Parce que l Amour c'est comme ça
Y a des hauts
Pendant lesquels l'on ne réfléchit pas
Y a des bas
Pendant lesquels l'on réfléchit trop
Un mélange subtil de sensations
Passion, embrasement, déraison
Questions, doutes, divagations
Magie féerique et instants bucoliques
Enfer pensif et instants théoriques
Y a des hauts, y a des bas
Moments de vie
Obéir à l'envie
Meli melo instable
Entrechocages inévitables
Montrer combien on L'aime
Comprendre ce que veut dire "Je t'aime"
Que sans Amour, il n'y aurait jamais eu tout ça ..
.
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Mercredi 16 avril 2008
Ils ont tout tenté
Pour me museler
Les menaces, les intimidations
Les pires humiliations.
Ils voulaient me faire taire
Capituler face à l'adversaire
Renier ma liberté de contradiction
Mon droit à la contestation.
Ils m'ont jeté en prison
Pour haute trahison
Car mes mots sur le papier
Etaient pour eux un danger.
Comme si du fond de mon cachot
Emprisonné par ces barreaux
Je finirais par accepter
De me laisser manipuler.
Ma carte de presse réduite en cendres
Ne m'empêchera pas de défendre
L'idéal auquel je crois
Ma raison de vivre, ma foi.
Si le prix à payer pour informer
Sans censure ni partialité
Est d'y perdre la vie
Sans regrets, je me sacrifie.



Selon Reporters sans frontières, il y a à ce jour, 129 journalistes emprisonnés dans le monde pour avoir tout simplement fait leur métier.
par Constance publié dans : Regard sur le monde
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Samedi 12 avril 2008
Tu faisais battre nos coeurs
Dans ta jolie robe à fleurs
Virevoltant au gré du vent
Soulignant la grâce de tes mouvements.

Un courant d'air farceur
Parfois nous faisait l'honneur
Subrepticement de dévoiler
Le galbe de tes jambes dénudées.

Chacun de nous en secret rêvait 
De poser ses mains sur cette peau dorée
Mais tu avais le goût de l'impossible
Belle déesse inaccessible.

Insouciante à nos regards d'envie
Indifférente à nos badineries
Légère et enjouée
Tu courais rejoindre celui
Qui partageait tes nuits.

Comme nous aurions aimé
Emportés par notre jeunesse passionnée
Découvrir sans pudeur
Les dessous de cette jolie robe à fleurs.
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Mercredi 9 avril 2008
A mesure qu'on s'avance dans la vie, on s'aperçoit que le courage le plus rare est celui de penser


                                                           Anatole France
par Constance publié dans : Pensée du jour...
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Lundi 7 avril 2008
A toi,
Qui n'as pas entendu mes prières
Qui as réduit mes espoirs en poussière
Qui es resté indifférent aux appels
De ceux que l'on nomme tes fidèles

A toi,
Qui n'as pas su empêcher que le monde
Ne bascule dans l'horreur la plus immonde
Qui semble aveugle et sourd
A tout ce qu'il se passe autour

A toi,
Glorifié, adulé, prié
Depuis des siècles et pour l'éternité
Par la ferveur de croyants
Qui voient en toi le Dieu tout puissant

De toi,
Je me suis détournée
Je suis devenue athée
Le jour où j'ai compris
L'inanité de toutes ces bondieuseries
par Constance publié dans : Histoires de ...
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Vendredi 4 avril 2008
Un nouvel extrait de l'album "Le temps de dire ouf" du groupe grenoblois Staël dont je vous avais déjà parlé il y a quelques mois. Ils sont actuellement en première partie de la tournée de Pauline Croze.
Si vous ne les connaissez pas encore, découvrez-les vite sur leur site.



par Constance publié dans : Lu, vu, entendu ...
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Mercredi 2 avril 2008
Isabelle Laville (17 ans), Fabienne Leroy (20 ans), Jeanne-Marie Desramault (22 ans), Elisabeth Brichet (12 ans), Natacha Danais (13 ans), Farida Hamiche, Céline Saison (18 ans), Manyana Thumpong (13 ans).
Ces noms ne vous évoquent peut-être rien mais ces huit jeunes filles ont en commun le terrible destin d'avoir croisé la route de Michel Fourniret.

Le procès de cet assassin présumé s'est ouvert la semaine dernière à la cour d'assises des Ardennes et bénéficie d'une couverture médiatique sans précédent. Partout dans la presse, le parcours criminel de Fourniret est analysé, disséqué et une sorte de fascination morbide rôde autour de cette affaire. La personnalité de cet homme éveille la curiosité des esprits, une foule d'anonymes se presse pour assister aux audiences de celui que l'on surnomme déjà le "plus grand tueur en série français".

Le déferlement des medias a ceci de dérangeant qu'il fait la part belle au "sensationnel" de l'histoire en romançant à outrance la rencontre épistolaire de Fourniret avec Monique Olivier qui deviendra par la suite sa femme et qui jouera le rôle de rabatteuse auprès de ses futures proies. La scénarisation de ce fameux pacte diabolique parvient presque à reléguer au second plan l'horreur des actes commis et la souffrance des familles des victimes qui ont vécu le pire cauchemar qui soit avec les viols et les meurtres de leurs filles.

Nul doute qu'une fois le procès terminé, certains jugeront utiles de tourner un film ou un téléfilm pour raconter cette sordide affaire car l'horreur fait vendre, c'est une certitude, mais qui réussira à justifier qu'un homme tel que Fourniret ait pu aller au bout de sa folie sans n'être jamais inquiété par la police pendant près de vingt ans ?
Isabelle, Fabienne, Jeanne-Marie, Elisabeth, Natacha, Farida, Céline, Manyana et peut-être d'autres que l'on ignore encore sont mortes. Elles méritent au moins de ne pas tomber dans l'oubli.
par Constance publié dans : Regard sur le monde
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Lundi 31 mars 2008

Il y a quarante-six ans
Au siècle précédent
Ils ont fait ce pari un peu fou
D'être ensemble envers et contre tout
Ils ignoraient ce que la vie leur réserverait
Lorsqu'ils se sont mariés
Des débuts chaotiques
Quelques moments critiques
L'existence les malmenait
Testait leur pugnacité
Pourtant, soudés ils sont restés
Car ensemble, ils avançaient
Suivant le même chemin
Sans penser qu'il pourrait y avoir une fin
Et quarante-six ans plus tard
Rien ne les sépare
Plus que jamais amoureux, ils sont
Répondant toujours à l'unisson
Les jeunes mariés qu'ils étaient
Ont su vaillamment résisté
A toutes les vicissitudes
Jusqu'à atteindre la plénitude
Une histoire tirée de la réalité
N'ayant rien à envier aux contes de fées



(Sur une illustration des Amoureux de Peynet)

par Constance publié dans : Histoires de ...
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Samedi 29 mars 2008

Quand Dieu eût créé l'homme, il fut effrayé de ce qu'il avait fait. Il créa aussitôt la femme comme premier secours.


                                                           Claude Roy

par Constance publié dans : Pensée du jour...
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Mercredi 26 mars 2008
A ta moue mutine
En un instant, je devine
L'issue de ce tête-à-tête
Qui déjà m'entête
nu_2.jpg
Un brin de résistance
Provoquant l'excroissance
Plaisir de te faire languir
Avant de m'offrir

Je sens ton impatience
Exacerber tous tes sens
Ton corps épris de désir
Sur le point de défaillir

Je feins de l'ignorer
Délicieux supplice imposé
Joueuse, je le suis
C'est pour cela que tu m'as choisie

D'un regard entendu
Plein de sous-entendus
Je te laisse t'approcher
Et la suite ... est un secret ...


(Sur une photo de Negateven)
par Constance publié dans : Histoires de ...
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