Samedi 16 mai 2009

Un simple copier-coller
Et le tour est joué
Les mots comme par magie
Grâce à la fée souris
Terminent dans l'escarcelle
De ces voleurs virtuels.

Ils se targuent d'aimer l'écriture
Mais ils lui font injure
En pillant ici et là
Des textes qui ne leur appartiennent pas
Faisant fi du respect
Qu'aux auteurs originaux, ils devraient montrer.

Lassée par tant de malhonnêteté
A une bêtise certaine associée
En ce jour, je déclare
Haut et fort sans autre égard
Que dorénavant, il leur faudra assumer
Leurs vols qualifiés.

La compréhension n'est plus de mise
Aucune excuse n'est permise
Car à chaque acte sa conséquence
Mieux vaut donc qu'ils y pensent
La prochaine fois où ils seront tentés
A la facilité de céder.


Nous sommes tous conscients qu'utiliser internet pour faire découvrir ses créations comporte des risques comme celui que des personnes peu scrupuleuses se les approprient sans vergogne en se faisant passer pour les créateurs originaux.
J'en ai fait la désagréable expérience à maintes reprises ces derniers temps et c'est pourquoi, j'ai décidé qu'il était hors de question pour moi de laisser faire comme s'il s'agissait ici d'une simple fatalité. Puisqu'il existe des moyens légaux pour lutter contre cela, je m'en saisis.
Nul égo surdimensionné d'auteur en herbe dans cette démarche mais simplement la volonté que soit respecté mon travail d'écriture et l'envie qu'un minimum de courtoisie règne sur le net.
Je n'ai jamais refusé à quiconque que soit utilisé l'un de mes textes pour peu que l'on m'en demande l'autorisation au préalable ou que l'on prenne la peine de rappeler que j'en étais l'auteur original. Certains n'ont pas jugé utile de le faire et se sont vus fermer leurs blogs à ma demande par leurs hébergeurs.
Je trouve désolant d'en arriver à cette extrêmité mais comme dit le proverbe "On récolte toujours ce que l'on sème" ...

Par Constance - Publié dans : Regard sur le monde
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Dimanche 16 novembre 2008
Faute de temps, Histoires(s) de Constance se met en pause. A suivre...
Par Constance
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Samedi 18 octobre 2008
Non, ne dis rien
Cet instant est le tien
Laisse parler tes mains
Pose ton regard mutin
Dévoile ces trésors cachés
Par cette dentelle brodée
De ces courbes offertes
Pars à la découverte
Mais lentement
Très délicatement
Pas de précipitation
Dans le feu de l'action
Savoure la beauté de ce moment
Le plaisir approchant
Laisse-le s'enfuir
Puis revenir
Nos deux souffles à l'unisson
Vient le grand frisson
Nos deux corps électrisés
L'un à l'autre enchaînés
Pour quelques secondes encore
Dans cet ultime corps à corps



Sur une photo de Ken Mathwes
Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Mardi 14 octobre 2008
Thomas Lanz ne tient pas en place ce matin-là. Dans une heure, il a rendez-vous avec son éditeur qui doit lui communiquer les derniers chiffres des ventes de son roman. En théorie, il a de quoi être confiant. La tournée de promotion s'est bien déroulée, ses séances de dédicaces dans toute la France ont remporté un vif succès. Même la presse et la télévision commencent à s'intéresser à ce nouvel auteur, ce qui est de bonne augure. Des critiques littéraires l'ont encensé, il plaît aux professionnels, atout majeur pour ne pas passer inaperçu au milieu de la myriade d'ouvrages parus en même temps que le sien.
Thomas savoure ce début de célébrité, cela fait tellement longtemps qu'il en rêvait. Depuis toujours, il aspirait à un destin hors du commun sans trop savoir comment concrétiser cette ambition. Il s'était imaginé chanteur ou acteur mais c'était finalement l'écriture qui lui permettait de sortir de l'anonymat. Lui, l'ancien élève si médiocre en français durant toute sa scolarité allait bientôt devenir une référence dans le monde de l'édition, cocasse retournement de situation si l'on y pense.
Avant de partir à sa réunion, Thomas passe embrasser sa femme enfermée comme d'habitude dans son bureau. Elle lève à peine les yeux de son ordinateur lorsqu'il s'adresse à elle. Il n'insiste pas, il sait que dans ces moments-là, plus rien autour d'elle n'existe, même pas lui.

Arrivé à la maison d'édition, Thomas est reçu avec tous les honneurs. Champagne et petits fours l'attendent, c'est bon signe.
"Mon cher Thomas, nous avons d'excellentes nouvelles pour vous, l'informe son éditeur. 
La promotion de votre livre se déroule au-delà de toutes nos espérances et nous avons l'immense plaisir de vous annoncer que grâce à vous, nous sommes en tête des ventes pour ce mois ci. Cerise sur le gâteau, vous êtes invité la semaine prochaine à participer à l'émission littéraire Au fil des mots. Croyez-moi, vous faites vos premiers pas dans la cour des grands, quelques oreilles indiscrètes m'ont même confié que votre nom était déjà en lice pour la remise des prix littéraires en novembre. Je ne sais pas si vous avez conscience de l'impact que cela peut avoir sur la suite de votre carrière mais ...
- Mais je me rends surtout compte qu'il faudra que nous reparlions sérieusement du contrat que nous avons signé, l'interrompt Thomas sans ménagement. Vous vous doutez bien qu'il y aura quelques renégociations à prévoir si vous ne voulez pas que je cède aux propositions très alléchantes que ne vont pas manquer de me faire d'autres maisons d'édition plus prestigieuses que la vôtre.
- Voyons, voyons, ne nous emballons pas. Il va sans dire que je saurai me montrer compréhensif pour que notre collaboration demeure fructueuse à tous les égards. N'ayez crainte mon cher Thomas, vous êtes entre de bonnes mains."

En rentrant chez lui, Thomas ne peut s'empêcher d'afficher un sourire victorieux sur ses lèvres. Il vient de franchir les premières marches qui le séparent du sommet, sa vie n'est déjà plus tout à fait la même et il va enfin pouvoir   se permettre de plaquer définitivement son job de consultant en marketing qui l'ennuie prodigieusement. Il sait que sa femme va se montrer réticente à cette idée, elle qui a toujours peur des lendemains qui déchantent mais il la convaincra, il en est sûr. En cette fabuleuse journée, il se sent invulnérable.
"Cette histoire va trop loin, Thomas. Il faut qu'on arrête, je n'arrive plus à ...
- Qu'on arrête ? hurle-t'il après son épouse. Tu plaisantes, j'espère ! Ce n'est que le début, mon livre se vend comme des petits pains, tu ne crois quand même pas qu'on va renoncer si près du but ! Mon éditeur est prêt à me faire un pont d'or pour que je ne le lâche pas et toi, tu me demandes de renoncer parce que tu as soudainement des états d'âme ? Ressaisis-toi, tout va bien se passer. Tu te remets au travail et je te garantis qu'il n'y aura aucun problème.
- C'est facile à dire pour toi ! Tu passes tout ton temps à te pavaner dans les librairies devant tes lectrices tombées sous le charme du beau et fabuleux Thomas Lanz et moi je suis là comme une conne à essayer désespérément de pondre un second roman digne de la renommée que se forge mon tendre mari ! Mais ça bien sûr, ça t'est totalement égal dans la mesure où les seuls mots que tu es capable d'écrire, ce sont les précieux autographes que tu signes à tes admiratrices !"

Thomas claque violemment la porte d'entrée de leur appartement en laissant sa femme seule et en larmes. Jamais elle n'aurait pensé qu'en acceptant d'écrire pour lui, cela prendrait de telles proportions. Au départ, elle avait considéré ce projet comme une simple plaisanterie car pas un instant, elle n'avait supposé qu'elle avait suffisamment de talent pour que son manuscrit retienne l'attention d'une maison d'édition. Lorsque cela était arrivé, elle en avait été réellement étonnée mais pas flattée car elle ne mesurait pas encore l'ampleur qu'allait prendre cette supercherie.
Aujourd'hui, elle comprend qu'elle a vendu son âme au diable et que son mari n'admettra jamais qu'elle fasse machine arrière. Il ne le lui pardonnerait pas, son mariage volerait en éclats, c'est certain. La voici prisonnière d'un piège qu'elle a contribué à créer tant elle s'est montrée naïve et peu clairvoyante. Elle aime passionnément Thomas et Thomas, lui, n'a de passion que pour la célèbrité. Quelle issue lui reste-t'il pour concilier ces deux réalités ? Nulle autre que celle de poursuivre cette mascarade assez longtemps en espérant qu'un jour ou l'autre, le public se lassera de Thomas Lanz.
Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Vendredi 10 octobre 2008

Pendant combien d'années
Ne nous a-t'on sermonné
"Ecoutez bien, vous les européens
Prenez modèle sur les américains
C'est l'oncle Sam qui vous le dit
Si fier de la puissance de son beau pays."
Mais par les temps qui courent
L'arrogance de ce discours
Serait presque risible
Si les conséquences n'étaient aussi terribles.
Des millions de personnes expulsées
Ne parvenenant pas à rembourser
Le projet de toute une vie
S'achevant sur une saisie.
L'effondrement du marché immobilier
Par la faute de ces banquiers
Prêts à vendre leur âme au diable
A un bon taux négociable.
La mécanique enclenchée
Rien ne semble pouvoir endiguer
La faillite d'un système
Récoltant ce qu'il sème.
Golden-boys ou simples employés
A la même enseigne sont logés
Par ici la sortie
Et se passeront de préavis.
Le rêve américain a du plomb dans l'aile
L'oncle Sam n'a pas su protéger ses fidèles
Comme il fait bon finalement
N'être qu'un simple habitant
Du bon vieux continent.

Par Constance - Publié dans : Regard sur le monde
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Mercredi 8 octobre 2008
Non, ne vous retournez pas
Un dernier regard, ne jetez pas
Je contemplerai votre silhouette s'éloigner
Jusqu'à ne plus pouvoir la deviner.
L'histoire était belle
Même si la fin est cruelle
Mais je garderai de vous le souvenir
Objet de délicieux plaisirs.
Qu'il en soit ainsi
Puisque vous l'avez choisi
Soyez heureux sans moi
Sans que je m'apitoie.
Cette promesse faite à vous, je tiendrai
Bientôt d'autres corps, je m'approprierai
Le temps de vous dire adieu
En ce jour gris et pluvieux.
Je vous souhaite le beau
Malgré mon coeur en lambeaux
De la rancoeur, je ne veux pas
Car l'espoir renaîtra
Au revoir à jamais
Vous que j'ai tant aimé.


Sur une photo d'Anna Cherer
Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Samedi 4 octobre 2008
Que crois-tu qu'il adviendra
De tous ces mots posés là ?
Toi même, tu le dis
Ils ne changeront rien à la vie.
Alors pourquoi perdre ton temps
En rimes et vers oubliés sur-le-champ ?
Le lecteur est versatile
Enclin à aimer le futile
Il veut du frais, du léger
Du rapidement consommé.
Il n'a que faire de ta noirceur
Qu'il prendra pour de l'aigreur
En témoignent les cotes de popularité
Des sites les plus visités
Car la recette pour vendre
Est facile à comprendre.
Donner à réfléchir ?
Oh non, c'est à bannir !
Oublie le cynisme
Privilégie le réalisme.
Fais dans le consensuel
C'est la tendance actuelle.
Et la créativité dans tout ça ?
D'elle, ton deuil tu feras
Car c'est le prix à payer
Pour connaître le succès.
Sur la planète virtualité
Mieux vaut parfois la confidentialité.



Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Jeudi 25 septembre 2008

Comme il est loin ce temps
Où tous les trois, enfants
Rien ne pouvait altérer
Leur complicité.
Dans les rires ou les peurs
Au pays de leur candeur
Ils restaient unis
Si belle fratrie.
Comme il est loin ce temps
Il n'a pas su résister aux tourments
De la vie qui a fait d'eux des adultes
Plongés dans son tumulte.
L'éloignement peu à peu s'est creusé
Rien de prémédité
Trop de différences créent la mésentente
Jaillissent les paroles blessantes.
Comme il est loin ce temps
Songe-t'elle en refermant
Le livre de ses souvenirs
Aujourd'hui, il n'y a plus de rires.



Sur une photo de William A

Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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Lundi 22 septembre 2008
Partout l'on entend le même refrain : la perte du pouvoir d'achat. Les temps sont durs, les restrictions sont de rigueur car tout augmente sauf les salaires. Nous sommes prévenus, la situation ne va pas s'améliorer, les prévisions des économistes sont pour le moins pessimistes. Il va falloir s'adapter et faire preuve d'imagination pour survivre dans des conditions à peu près décentes.
Plus facile à dire qu'à faire pour beaucoup d'entre nous mais pour d'autres, au contraire, cela se révèle un excellent filon pour maintenir à flot le business.

C'est ici que réside la perversité de notre système car faire des économies est devenu un argument de vente. Impossible d'échapper aux slogans racoleurs de toutes les enseignes de grande distribution qui nous offrent une surenchère assez hallucinante dans ce domaine. Il en est de même pour pour toutes ces émissions de télévision qui fleurissent un peu partout et qui sont censées nous permettre avec toutes leurs petites astuces nous faciliter la vie et nous permettre de boucler nos fins de mois autrement que dans la douleur.

Devoir se serrer la ceinture n'est pas très agréable mais devoir le faire en étant pris en plus pour une andouille l'est encore moins. Il ne faut pas se leurrer, personne en ce bas monde n'est philanthrope et chacun cherche à tirer son épingle du jeu en s'adaptant du mieux qu'il peut. La grande distribution joue sur la corde sensible mais ce n'est pas pour nos beaux yeux, son but reste le même : maintenir ses profits. Idem pour la télévision qui en surfant sur la vague de ces magazines de consommation a pour unique objectif de garder ses annonceurs donc de s'assurer de confortables rentrées d'argent.

Bien sûr, je ne peux rien changer à cette réalité, ces quelques mots n'ont aucun poids face à l'économie de marché mais qu'importe, il me reste au moins cette liberté de protester. Liberté non négligeable car par les temps qui courent, c'est l'une des rares choses qui ait encore le mérite d'être totalement gratuite ! Quel luxe !
Par Constance - Publié dans : Regard sur le monde
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Vendredi 19 septembre 2008
Il a tout pour être heureux
Une femme, des enfants merveilleux
Un rêve de stabilité
Que plus d'un lui envierait
Mais au-delà des apparences
En lui, bouillonne la souffrance
Etrangeté de cet individu
En lutte avec son vécu.
Personne ne connaît la trame
L'origine de ce drame
Cela remonte à des années
Seul élément dévoilé
De cette histoire encore trop présente
Et qui plus que jamais le hante
Comme si la culpabilité
Jamais ne pouvait le quitter.
Alors il regarde le temps s'égrener
La vie devant lui s'écouler
Mais chaque jour qui passe
Le rend de plus en plus las
Et ses démons intérieurs
Rongent peu à peu son coeur
Sans qu'il ne puisse les chasser
Et peu à peu, il les laisse l'emporter.


Sur une photo de Mawg
Par Constance - Publié dans : Histoires de ...
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